Emballage

L’AESA juge l’emploi du bisphénol A sans risque dans les biberons

Contrairement aux administrations américaines et canadiennes, l'AESA confirme la non nocivité des doses de bisphénol A contenu dans les plastiques servant à la fabrication des biberons.

«Le groupe scientifique [AFC de l’AESA] a conclu que, suite à une exposition au bisphénol A, l’organisme humain métabolise et élimine rapidement cette substance ». C’est dans ces termes que l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments s’est exprimée dans son avis du 23 juillet 2008. Conformément à l’avis rendu en janvier 2007, les experts européens jugent donc que la dose journalière de bisphénol A (BPA) correspondant à 0,05 mg/kg de masse corporelle ne présente aucun danger pour la santé. L’avis précise aussi que les doses de BPA observées chez les nourrissons et les enfants sont largement inférieures à cette DJA.

Réexamen

L’AESA était amenée à se prononcer à nouveau sur ce dossier suite aux récentes études scientifiques évaluant les différents niveaux de métabolisation et d’élimination du BPA par les nourrissons et les fœtus ainsi que les risques visant le système nerveux et hormonal. En avril 2008, la FDA (Food and Drug Administration) et le programme national de toxicologie des Etats-Unis (National Toxicology Program) américains avaient publié plusieurs recherches et notes d’information concernant la nocivité du BPA. Au Canada, l’Agence de sécurité des aliments ‘Santé Canada’ et le gouvernement canadien avaient alors annoncé leur intention d’interdire les biberons pour bébés en plastique rigides fabriqués à partir de BPA, jugé potentiellement nocif.

Migration au chauffage

En mai dernier, une étude hollandaise du centre de Recherche TNO publiée dans la revue ‘Food Additives and Contaminants’ avait conclu que les taux de migration du BPA dans le plastique polycarbonate vers l’eau chauffée par micro-ondes étaient très faibles et situés entre 0,1 et 0,7 microgrammes par litre. L’AESA a aussi pris en considération les résultats de deux études récentes du Comité scientifique norvégien pour la sécurité des aliments (VKM) et du Centre commun de recherche de la Commission européenne qui n’apportaient pas - selon l'Agence Européenne - de preuves suffisantes pour modifier la dose journalière.

Avis complet sur http://www.efsa.eu.int/EFSA/efsa_locale-1178620753816_1211902017373.htm

Process Alimentaire - Formules d'abonnement

LE MAGAZINE DES INDUSTRIELS DE L’AGROALIMENTAIRE

● Une veille complète de l’actualité du secteur agroalimentaire
● Des enquêtes et dossiers sur des thèmes stratégiques
● Des solutions techniques pour votre usine

Profitez d'une offre découverte 3 mois