Emballages

La chaire CoPack veut co-construire l’avenir des emballages

31 mai 2021 - Karine Ermenier

A l’initiative de la Fondation AgroParisTech, la nouvelle chaire CoPack réunit déjà 11 partenaires de toute la filière emballage. Elle appelle de nouveaux mécènes à les rejoindre, industriels comme distributeurs, pour co-concevoir des solutions à juste impact en s’appuyant sur des données scientifiques validées.

Ne pas confondre vitesse et précipitation. Cet adage a largement inspiré la fondation AgroParisTech à ouvrir une sixième chaire de mécénat dans le domaine du développement durable, cette fois sur le thème de l’emballage. Son nom, chaire CoPack, éclaire son ambition, à savoir co-construire l’avenir de la filière emballages avec divers acteurs de la chaîne.

« Le marché est pris dans une spirale d’urgence qui fait que beaucoup de fausses bonnes solutions arrivent sur le marché. Derrière, certains centres de tri ne s’en sortent plus », témoigne Sandra Domenek, enseignante chercheuse à l’UMR SayFood (ingénierie des aliments et bioproduits) qui travaille à la création de la chaire aux côtés de Chantal Monvois, déléguée générale de la Fondation AgroParisTech. L’idée de ce projet est donc de réunir des expertises multiples (sciences de matériaux, des aliments, du comportement consommateurs, logistique, formation, insertion par le travail, recyclage, éco-organisme, etc.) autour de nouveaux concepts d’emballages et de circuits de distribution durables pour développer des projets collaboratifs qui s’appuient sur des données démontrées scientifiquement. « Nous avons besoin de tester, de valider, pour proposer des solutions vertueuses dans la durée », ajoute Chantal Monvois.

 

La Chaire Co-Pack, qui en est à son premier tour de table de partenaires et mécènes, dispose déjà de son identité visuelle.

Chaire Co-Pack, qui en est à son premier tour de table de partenaires et mécènes, dispose déjà de son identité visuelle.

Autre constat qui a motivé la création de la chaire CoPack, la filière emballages est constituée d’une multitude d’acteurs, le plus souvent de PME, depuis les fabricants/fournisseurs jusqu’aux clients industriels, en passant par les constructeurs de machines. « Les différents échelons se parlent peu. L’objectif de cette chaire est de co-construire ensemble l’avenir de la filière emballages », explique Sandra Domenek.

L’équipe s’est fixé quatre objectifs :

  • Co-concevoir des emballages à juste impact. Idées de livrables possibles : des solutions techniques de nouveaux emballages réutilisables, compostables, faciles à trier, des concepts de vente en vrac assurant la qualité et sécurité sanitaire de l’aliment.
  • Co-dessiner des outils communs respectueux de l’environnement. Exemple : des outils informatiques interactifs, des cartographies, guides interactifs pour optimiser l’impact environnemental du couple emballage/aliment dans son circuit de distribution en respectant les contraintes des acteurs de la chaîne logistique
  • Co-développer des solutions techniques performantes pour des aliments sains, protégés et de qualité
  • Communiquer les résultats et avancées dans un esprit de science ouverte auprès du grand public et des professionnels

A ce jour, déjà 11 partenaires industriels, ONG, professionnels de l’insertion par l’activité économique, ont rejoint ce projet collaboratif : l’Ania (Association nationale des industries agroalimentaires), le Club des bioplastiques, le cluster Euramaterials, Veolia, Stef, l’éco-organisme Léko, Linkup Factory, le Labo de l’économie sociale et solidaire, Adebiotech, PolyBioAid et Gret. Ils seront rejoints par des étudiants et des doctorants. Deux projets ANR ont d’ores et déjà été déposés dans le domaine de la sécurité sanitaire des emballages et de la protection de l’environnement.

Appel à partenaires industriels et distributeurs

La fondation AgrosParisTech appelle de nouveaux partenaires, « soucieux d’avoir accès à l’innovation » à se manifester, notamment des industriels et des distributeurs. Sachant que la prime aux nouveaux arrivants est non négligeable puisqu’ils pourront participer, en septembre, à l’élaboration de la feuille de route pour les cinq prochaines années. Sur la base de la gouvernance partagée, chaque partenaire dispose d’une voix.

Pour fonctionner, la chaire a besoin d’au minimum 350 000 € par an pendant 5 ans. Le ticket d’entrée des mécènes est de 50 000 € pour les PME, 100 000 € pour les grands groupes. Sachant que plusieurs ETI peuvent se regrouper pour atteindre les 50 000 €. Information non négligeable, ces montants versés au titre du mécénat sont défiscalisés à hauteur de 60 %.

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