Crise du porc : Le Foll promeut la contractualisation, les abatteurs priorisent la compétitivité

Jeudi 27 août, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a réuni une nouvelle fois les représentants de la filière porcine, avec une ambition : l’amélioration des relations commerciales entre les acteurs (éleveurs, abatteurs, saisonniers, distribution). Pour le ministre, « la contractualisation peut être un moyen de sécuriser la marge du producteur contre les fluctuations des cours, que ce soit sur les carcasses ou les aliments, et aussi de sécuriser l’approvisionnement ou les débouchés pour les autres maillons de la filière ». Il a aussi évoqué la mise en place de caisses de sécurisation liées aux contrats pour partager le risque de fluctuation des marchés.

Le SNIV-SNCP, qui représente les principaux acteurs du maillon abattage-découpe, et Coop de France estiment que « les conditions pour une mise en œuvre de la contractualisation, de l’amont jusqu’à l’aval, ne sont pas réunies : marché très dégradé, absence de visibilité pour les industriels sur les autres facteurs de compétitivité ».

Les deux organisations mettent en exergue trois mesures indispensables pour ne pas voir la crise s’amplifier une fois passée la période de rentrée :

- L’étiquetage de l’origine des viandes utilisées dans les produits transformés, charcuterie et plats cuisinés,

- Une mobilisation pour l’export, particulièrement sur la question des gras et abats de porc en Russie (ils ne sont pas soumis à l’embargo)

- Une réduction des distorsions de concurrence en matière sociale et fiscale, ainsi qu’en termes de normes (environnementales, sanitaires et administratives).

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