Viande-ingrédient : vers un étiquetage de l’origine ?

Lors de sa session plénière du 11 février dernier, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’indication du pays d’origine de la viande utilisée en tant qu’ingrédients. Les députés ont rappelé leur inquiétude face aux conséquences possibles des fraudes alimentaires sur la sécurité alimentaire, sur la confiance et la santé des consommateurs, sur le fonctionnement de la chaîne alimentaire ainsi que sur le prix des produits agricoles. Ils appellent la Commission européenne à soumettre rapidement des propositions législatives pour faire suite au rapport qu'elle a remis fin 2013. Selon ce dernier, plus de 90% des consommateurs interrogés estiment qu'il est important que l'étiquette des produits alimentaires transformés mentionne l'origine de la viande. Cependant, le rapport rappelle la complexité et le coût de mise en œuvre d'un tel étiquetage.

Rappelons qu'aujourd’hui, selon l'État membre concerné, 30 à 50% du volume total de viande abattue est transformée en ingrédients carnés pour denrées alimentaires, essentiellement en viande hachée, préparations carnées et autres produits carnés.

L'adoption de la résolution a été saluée par le Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane Le Foll. Depuis le scandale de la viande de cheval en février 2013, le Gouvernement a plaidé pour le mise en place d’un étiquetage de l’origine de la viande dans les produits transformés. Les professionnels français des filières viande ont lancé dès le salon de l’agriculture 2013, la démarche viandes de France.

Dès le 1er avril 2015, un tel étiquetage sera obligatoire pour les viandes fraîches de porc, volailles, ovins et caprins.

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