Procédés

Energie : Agrial vise une réduction de 10 % d’ici 2025

30 octobre 2017 - Stéphanie Perraut

A Château-Salins (Moselle), deux cents personnes fabriquent chaque année 50 000 tonnes de produits laitiers ultra-frais. Moteurs, éclairage, production de froid et de vapeur représentent une consommation énergétique annuelle de 40 millions de kWh.

« Nous avions constaté que la fiscalité, les coûts de transport et les charges annexes liées aux énergies étaient en augmentation permanente et de façon durable dans le temps. Pour préserver nos marges et notre compétitivité, nous devions amorcer une véritable démarche d’efficacité énergétique », explique David Delalande, directeur des achats Agrial. Fort de ce constat, le groupe a co-construit avec Schneider Electric une démarche pragmatique visant une réduction de 10 % de la consommation en kWh d’ici 2025 sur l’ensemble de ses sites. L’objectif est de diminuer dans le même temps les émissions de gaz à effet de serre.

Un engagement de performance

Le projet a débuté par la sélection de trois sites pilotes à fort potentiel d’optimisation, représentatifs de leur branche d’activité : Château-Salins (Moselle) pour les produits laitiers, Rennes (Ille-et-Vilaine) pour la viande et Domagné (Ille-et-Vilaine) pour le cidre et le jus de fruits. « Nos experts ont effectué un audit détaillé des équipements et des consommations pour évaluer les économies d’énergie accessibles et les travaux permettant de les atteindre », détaille Benjamin Bruet, directeur energy management services chez Schneider Electric. Des propositions technico-commerciales ont été validées pour chaque site, avant une phase opérationnelle incluant la régulation avancée des équipements de process, l’amélioration des chaudières, la modification des groupes froids etc. Dans un contrat de performance énergétique, Schneider Electric s’engage sur les économies réalisées.

Une dynamique d’amélioration continue

En parallèle, un nouvel outil de monitoring dote l’ensemble des sites d’une solution standard de suivi des consommations pour valider la performance, détecter d’autres gisements et pérenniser les résultats. « Nous sommes dans une dynamique d’amélioration continues qui doit permettre aux équipes sur le terrain de s’approprier nos actions de performance énergétique au quotidien et de monter en compétence », indique Joël Labyt, directeur de la performance industrielle de la branche Lait.

Sur le site de Château-Salins, onze actions ont été programmées, dont neuf sont déjà en place : relamping, régulation avancée des pasteurisateurs et stérilisateurs, optimisation de la station d’épuration, rénovation de la production de froid, etc. « Ces actions ont été compensées par les économies sur la facture d’énergie avec un retour sur investissements n’excédant pas trois ans. D’ici trois ans, la facture d’énergie du site va diminuer de 10 %. De plus, les signaux indiquent que cette baisse va se poursuivre », se réjouit Joël Labyt.

A l’issue de cette première expérience, vingt autres sites ont fait l’objet d’une étude de potentiel et sept d’entre eux ont été retenus pour bénéficier de la même démarche avec Schneider Electric, en France comme à l’étranger. L’approche est en cours de déploiement sur trois sites espagnols.

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