L'Ademe propose une boîte à outils pour aider les industriels à réaliser d'ici janvier 2021 le diagnostic obligatoire de leurs pertes (crédit : Ademe).

Procédés

L’Ademe accompagne la réduction du gaspillage alimentaire

26 octobre 2020 - Stéphanie PERRAUT

L'Ademe propose une boîte à outils pour aider les industriels à réaliser d'ici janvier 2021 le diagnostic obligatoire de leurs pertes.

Le 15 octobre 2020, dans le cadre de la journée mondiale de l’alimentation, l’Ademe a présenté un nouvel outil pour accompagner les industriels de l’agroalimentaire dans leur démarche de réduction du gaspillage. La loi du 11 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire impose en effet aux opérateurs du secteur de mettre en place une démarche de lutte contre le gaspillage alimentaire qui inclut un diagnostic à réaliser d’ici janvier 2021.
La boîte à outils créée par l’Ademe doit leur permettre de réaliser eux-même un diagnostic afin d’identifier d’une part les leviers de réduction du gaspillage et d’autre part les gains économiques réalisables. L'autodiagnostic se compose de trois niveaux, chacun associé à un guide et un fichier pré-paramétré sur tableur.

  • Le niveau 1 permettra d’obtenir l’estimation globale des pertes sur l’ensemble de la production.
  • Le niveau 2 servira à affiner le diagnostic par niveau de transformation des produits.
  • Le niveau 3 visera à caractériser les pertes par étapes de transformation sur le produit ou la famille de produit souhaité.

Aux niveaux 2 et 3, les données environnementales des pertes (récupérées sur les bases de données Agribalyse et Base Carbone) mettent en lumière la place clé qu'occupe la lutte contre le gaspillage alimentaire dans la démarche RSE.

Pour l’Ademe, il ne s’agit pas d’un coup d’essai pour inciter les industriels à réduire le gaspillage. La dernière édition de l’opération « Moins de pertes et gaspillages alimentaires pour plus de performance » a permis aux 19 entreprises de réduire leurs pertes de 15 % en moyenne et de réaliser 1,3 million d’euros de gains au total. Sur son site de Clamecy dans la Nièvre, le spécialiste des pains préemballés Jacquet Brossard avait annoncé une baisse de 60 tonnes de pertes alimentaires sur l’année ce qui représente une économie de près de 40 tonnes de CO2, soit une réduction de 9 % des émissions de gaz à effet de serre.

Le gaspillage alimentaire : quelle définition officielle ?

Selon le paragraphe 2 de l’article 35 de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, le gaspillage alimentaire est défini comme « toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée ou dégradée constitue le gaspillage alimentaire. » Cela exclut la production destinée à l’alimentation animale ainsi que la fabrication de médicaments et de cosmétique. L’eau en tant qu’ingrédient ou évaporée au cours du processus n’est pas inclue dans la définition du gaspillage alimentaire.

 

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