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Contaminants

La filière thonière aux prises avec la contamination au mercure

Selon l’ONG Bloom, les conserves de thon en Europe présenteraient des taux de mercure dangereux pour la santé humaine. Son nouveau rapport incrimine non seulement la filière thonière mais aussi les législateurs européens et les services de contrôle nationaux.
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  • Auteur : Stéphanie PERRAUT
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Du mercure dans chaque boîte de thon : c'est la découverte de l'ONG (Organisation non gouvernementale) Bloom. Après 18 mois d’enquête, Bloom assène un nouveau coup à la filière thonière, dans la lignée de sa série « TunaGate » qui incriminait déjà le secteur sur fond de criminalité écologique et de violations de droits humains. L’ONG conclut dans son rapport que « depuis les années 1970, les autorités publiques et le puissant lobby thonier ont sciemment choisi de privilégier les intérêts économiques de la pêche industrielle au détriment de la santé de centaines de millions de consommateurs en Europe ». Bloom affirme que la « contamination autorisée » en mercure dans le thon n’a pas été fixée arbitrairement : « elle correspond aux niveaux de contaminations les plus hauts que l’on trouve dans le thon. En d’autres termes, le seuil de dangerosité n’a pas été fixé dans l’objectif de protéger la santé humaine mais uniquement les intérêts financiers de l’industrie thonière ». 

Sur 148 boîtes de thon, 100 % sont contaminées au mercure

L’organisation rappelle que le mercure, dont les émissions mondiales ont fortement augmenté depuis deux siècles, se retrouve en grande quantité dans l’océan. Il s’accumule dans les poissons sous forme de méthylmercure. Le thon, en tant que prédateur situé au sommet de la chaîne alimentaire, accumule les métaux lourds de ses proies. Dans le même temps, il s’agit du poisson le plus vendu en Europe . En France, on en consomme en moyenne près de 5 kg par personne par an, en équivalent poids vif.

Bloom a sélectionné aléatoirement 148 boîtes de conserve dans cinq pays européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Italie) et les a fait tester par un laboratoire indépendant. Résultat, 100 % des boîtes sont contaminées au mercure. Plus d’une boîte testée sur deux (57 %) dépasse la limite maximale en mercure la plus stricte définie pour les poissons (0,3 mg/kg) .

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