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Produits laitiers

APBO et le Groupe Bel revalorisent le prix du lait et augmentent la collecte pour 2026

Pour la neuvième année consécutive, l’APBO (Association des producteurs de lait Bel de l’Ouest) et le Groupe Bel ont conclu un accord qui soutient le secteur laitier. Dans un contexte difficile pour l’ensemble de la filière, le prix moyen prévisionnel est annoncé à 500 €/1 000 L pour le lait conventionnel et 570 €/1 000 L pour le lait biologique pour un volume engagé de 440 millions de litres.
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  • Auteur : Christophe Meneust
De gauche à droite : Sébastien Heurbize secrétaire de l'APBO, Yoann Lézé, président de l'APBO, Anne-Sophie Carrier, directrice générale de Bel

De gauche à droite : Sébastien Heurbize secrétaire de l’APBO, Yoann Lézé, président de l’APBO, Anne-Sophie Carrier, directrice générale de Bel France et Simon Bonnet, Directeur Achats Lait du groupe Bel.

« Depuis 2017, le partenariat entre l’association des producteurs de lait Bel de l’Ouest et Bel, antérieur à la loi EGAlim, se distingue par son ambition et sa pérennité », précise le groupe. L’APBO et Bel annoncent la signature de leur accord annuel pour 2026, témoignant d’un partenariat exceptionnel dans le secteur laitier, fondé sur la durée et la confiance mutuelle. Dans un contexte particulièrement difficile pour les agriculteurs, confrontés à des crises sanitaires majeures, des aléas climatiques et des tensions économiques, les deux parties sont parvenues à un accord qui garantit et assure une visibilité annuelle aux 640 exploitations membres en fixant un prix d’achat et un volume de lait pour toute l’année à venir. Au-delà de la négociation annuelle des prix et des volumes, ce partenariat vise à garantir une rémunération plus juste aux agriculteurs et soutient des changements concrets dans les pratiques agricoles afin de promouvoir une alimentation plus saine et plus durable. Grâce au travail mené depuis les premiers accords, toutes les exploitations participantes fournissent du lait 100 % français, issu de vaches ayant accès aux pâturages au moins 150 jours par an et nourries avec des aliments sans organisme génétiquement modifié (OGM) (< 0,9 %). Cette démarche responsable valorise le lait « Mon BB Lait Durable » utilisé par Bel pour la production de Babybel, Kiri et Boursin. 93 % des agriculteurs sont déjà engagés dans au moins un des huit leviers du programme, qui concilie viabilité économique des exploitations et transition écologique. « Les leviers les plus actionnés sont la couverture des sols, l’autonomie protéique via les fourrages (herbes et protéagineux) pour limiter les correcteurs azotés, le zéro décarbonation (pas de soja et huile de palme importés) et la plantation et le maintien des haies », précise Sébastien Heurbize secrétaire de l’APBO.

En détail, l’accord 2026 comprend :

  • Une meilleure prise en compte des variations des coûts de production, via l’indice IPAMPA (Indice des prix d’achat des moyens de production agricoles), dans la méthode de calcul du prix de base.
  • Une augmentation de la part main-d’œuvre, jusqu’à 6,9 €/1 000 L.
  • Une prime temporaire de 4,48 €/1 000 L pour soutenir les agriculteurs confrontés à des difficultés climatiques et sanitaires ces derniers mois.
  • Un bonus moyen estimé à 17 €/1 000 L grâce au programme de décarbonation Mon BB Lait Durable, déployé depuis le 1er juin 2025.

Un prix moyen de 500 € pour 1 000 L

Ainsi pour 2026, le prix moyen projeté du lait conventionnel Mon BB Lait Durable 38/32 sera de 500 €/1 000 L (483 € en 2025), soit une augmentation de 15 €, et se composera d’une base de 483 €/1 000 L, y compris la prime de 17 €/1 000 L, perçue par tous les agriculteurs, liée à l’alimentation sans OGM (< 0,9 %) et à l’accès des vaches aux pâturages. « Le bonus moyen estimé est de 17 €/1 000 L du programme Mon BB Lait Durable », précise Bel.

« Cette hausse constitue une mesure significative dans un marché laitier mondial orienté à la baisse. Elle témoigne de la volonté commune d’APBO et de Bel de préserver les revenus des agriculteurs et de leur permettre de poursuivre leurs investissements », affirme Anne-Sophie Carrier, directrice générale de Bel France.

Le prix moyen atteindra 500 € / 1000 L en 2026.

Le prix moyen atteindra 500 €/1000 L en 2026.

Un même engagement pour le bio

Le même soin est apporté au lait biologique, qui bénéficie également d’une revalorisation du travail et d’une prime temporaire. À cela s’ajoutent le renouvellement de la prime liée à la certification environnementale CE2 (6 €/1000 L) et une prime moyenne pour le niveau d’autonomie protéique via l’autoconsommation de concentrés (1,1 €/1 000 L). Le prix moyen prévisionnel du lait bio Mon BB Lait est ainsi revu à la hausse pour atteindre 570 €/1 000 L. Cependant, les volumes de lait bio annoncés seront inchangés par rapport à 2025. 

L’augmentation des volumes renforce la sécurité des agriculteurs

L’objectif de collecte de lait est fixé à 440 millions de litres, soit une hausse de 9 millions de litres (en lait conventionnel). Les agriculteurs bénéficieront du prix négocié sur l’ensemble de ce volume, ce qui permettra à Bel de soutenir la dynamique positive de toutes ses marques et leur croissance. Cette augmentation de volume est notamment due à la mise en route d’une nouvelle ligne sur le site de Sablé-sur-Sarthe (72). « Cet accord a nécessité un travail considérable et un fort engagement de la part des équipes, des administrateurs et des employés de l’APBO. Il est fondamental pour nous, dans ce contexte difficile, de continuer à assurer la sécurité et la visibilité de nos membres pour un avenir plus serein. Nous concluons un accord à contre-courant, avec une volonté affirmée de consolider la méthode de calcul du prix de base et d’augmenter le prix moyen », déclare Yoann Lézé, président de l’APBO.

LANTECH
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