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Décarbonation

Décarbonation du transport : cinq initiatives à la loupe

Les entreprises agroalimentaires ont passé le stade de la sensibilisation à la décarbonation du transport. Electrification ou carburants alternatifs, les démarches fleurissent sur le territoire pour verdir la logistique. En témoignent les différentes actions mises en œuvre ces dernières années.
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  • Auteur : Christophe MENEUST
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En 2023, Prospérité Fermière Ingredia a été pionnier dans le secteur laitier en effectuant ses livraisons en camion électrique. Le groupe coopératif avait déjà lancé la décarbonation de sa collecte de lait en 2021, avec l’utilisation du biocarburant B100 pour ses camions. En début d’année 2025, dans le cadre de son programme de développement durable pep+ (PepsiCo Positive), le groupe PepsiCo France a lancé sur les routes ses premiers camions électriques, en partenariat avec GXO. En mars dernier, Ferrero a créé une boucle circulaire avec Stef et la Scanormande E.Leclerc, en lançant son premier camion 100 % électrique pour la livraison des Nutella. Autre solution que l’électrique, Olga a choisi de se tourner vers le HVO pour sa logistique. Enfin, Tereos s'engage sur la réduction des émissions liées au transport. Focus sur ses cinq initiatives:

Ingredia livre ses ingrédients en 100 % électrique

Prospérité Fermière Ingredia est le premier industriel laitier a lancer ses livraisons clients en camions électriques , marquant une étape clé dans sa démarche de décarbonation. Après avoir initié la collecte de lait avec du biocarburant B100 en 2021, le groupe s'attaque aux trajets de l'usine vers ses clients. Le premier camion électrique de 44 tonnes a quitté l'usine de Saint-Pol-sur-Ternoise en septembre 2023, fruit de deux ans de collaboration avec le transporteur Veynat/Dacquin. L'objectif est d'atteindre des livraisons 100 % décarbonées d'ici 2030 . Ce projet représente un double défi économique et technique, notamment en termes de coût d'achat initial et d'autonomie kilométrique. Le flux considéré pour cette première phase représente 20 % du transport terrestre d'Ingredia, avec un gain carbone estimé à 43 tonnes sur l’année 2024. Le groupe prévoit de remplacer progressivement ses tracteurs diesel par des véhicules électriques et d'étendre cette transition à l'ensemble de sa flotte de collecte de lait, visant une décarbonation totale de son transport routier en France et en Europe.

PepsiCo France adopte ses premiers camions électriques

Pepsico
PepsiCo France, dans le cadre de son programme de développement durable pep+, a lancé ses premiers camions électriques en partenariat avec GXO pour réduire ses émissions de CO 2 de 40 % d'ici 2030. Les deux premiers camions, équipés de batteries Volvo Trucks, ont commencé à circuler en juillet 2024 depuis Lagny-Le-Sec, évitant 50 tonnes de CO 2 par an. Ces camions, avec une autonomie de 300 km, livrent les clients en région parisienne et se rechargent actuellement à Mitry-Compans. PepsiCo France prévoit d'ajouter cinq camions électriques supplémentaires d'ici 2025.

Ferrero transporte le nutella à l’électricité 

Ferrero
Ferrero s'engage dans la décarbonation de ses transports en inaugurant son premier camion 100 % électrique pour le transport du Nutella, en partenariat avec Stef et la Scanormande E.Leclerc. Ce camion, mis en service à Villers-Écalles près de Rouen, fait partie d'une initiative visant à réduire les émissions de CO 2 de 35 % d'ici 2030 et à éliminer les camions thermiques d'ici 2040. Ferrero a déjà optimisé sa chaîne logistique en maximisant la capacité des camions et en utilisant le transport fluvial pour les livraisons en Île-de-France. Le nouveau camion électrique effectue une boucle circulaire entre l'entrepôt de Ferrero et celui de Leclerc, avec une autonomie de 300-350 km . Ferrero prévoit d'étendre cette initiative avec trois à quatre camions supplémentaires dès septembre et envisage d'alimenter un camion avec des panneaux photovoltaïques dès avril. L'entreprise a déjà atteint 20 % de son objectif de logistique durable en France. « Nous nous sommes fixés une feuille de route ambitieuse avec en ligne de mire l’objectif d’ici 2030 de réduire de 35 % nos émissions de CO 2 sur l’ensemble des opérations logistiques. En 2040, le but est de ne plus avoir de camions thermiques en circulation », souligne Grégory Debuchy, directeur Supply Chain de Ferrero France.

Olga choisit le HVO pour sa flotte logistique

Olga
Olga (ex-Triballat Noyal) a adopté l'huile alimentaire recyclée (HVO) pour sa flotte de transport depuis le 1er juillet 2024, visant à améliorer sa performance environnementale et inspirer d'autres entreprises. 33 poids lourds et 70 véhicules légers utilisent désormais ce carburant obtenu par hydrogénation d'huiles alimentaires usagées , réduisant les émissions de CO 2 de 79 %. Bien que le HVO soit légèrement plus coûteux que le B30 précédemment utilisé, les avantages environnementaux et la réduction des entretiens justifient cet investissement. Olga continue d'explorer d'autres solutions énergétiques durables, comme le biogaz, l'électricité, l'hydrogène et les piles à combustible, tout en formant ses chauffeurs à l'éco-conduite depuis 2010.

Tereos s’engage à réduire ses émissions liées au transport

Tereos
Tereos, le groupe coopératif sucrier s'engage à réduire de 6 % ses émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au transport d'ici 2026 , soit une diminution de 6 300 tonnes annuelles de CO₂. Cet engagement s'inscrit dans la démarche volontaire Fret21 , soutenue par l'Ademe et le ministère de la Transition Écologique. Tereos prévoit d'optimiser le chargement, d'adopter des modes de transport alternatifs comme les véhicules électriques et les biocarburants , et de privilégier le transport multimodal (ferroviaire, fluvial, maritime). Ces initiatives visent à réduire l'impact environnemental du transport de ses produits sucriers et amidonniers vers ses clients européens, contribuant ainsi à l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050.
LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.