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Le spectre d’une taxe sur l’alimentation s’éloigne

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Rémi Pin
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a lot of popcorn on white

L’Inra a présenté le 24 juin dernier, les résultats d’une expertise scientifique collective (ESCo) sur les comportements alimentaires, réalisée à la demande du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche. S’appuyant sur plus de 1600 articles internationaux, ce travail met en relief l’importance de l’environnement du consommateur dans ses choix alimentaires. Des leviers efficaces de politiques publiques pourraient donc être de jouer sur la composition et le goût des aliments en encourageant par exemple les industriels à modifier la composition des produits, notamment par le biais des chartes d’engagement nutritionnel. En revanche, les hausses de prix, les taxes sur des produits trop gras ou trop sucrés, ou la baisse des prix des fruits et légumes n'apparaissent pas comme des leviers d'action pertinents.

Les plus démunis, les premiers touchés par les taxes

Les simulations économiques tendent en effet à montrer que les systèmes de taxation ou de subventions différentielles ne sont pas des leviers opérationnels sur le court terme. « Pour entraîner une baisse significative de la consommation de produits réputés « mauvais » pour la santé, la taxe devrait être élevée, ce qui pénaliserait les consommateurs qui n’ont pas vraiment d’autres choix que d’acheter ces produits peu chers », explique Fabrice Etile, économiste au pôle Alimentation et sciences sociales de l’Inra, un des rapporteurs de l’ESCo.
Toujours selon le rapport de l’Inra, des taxes seraient même « susceptibles de générer chez les industriels des stratégies de reformulation des produits (matières premières de moindre qualité nutritionnelle) et, chez les consommateurs, des substitutions entre produits et un report sur les produits de deuxième choix ». Des effets indirects qui compromettraient l’amélioration de l’apport nutritionnel initialement recherchée.

Les travaux de l’Inra, au même titre que les propositions du conseil national de l’alimentation remises au ministre Bruno le Maire le 17 juin dernier, serviront à élaborer le Programme national alimentation qui sera présenté au Parlement en septembre prochain.

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