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Contaminants

Les nanoplastiques impactent le fonctionnement de l’intestin et du foie

Des nanoplastiques de polystyrène, présents à de faibles niveaux et sans additifs chimiques, induisent des effets mesurables sur l’intestin et le foie chez la souris. Une étude montre que le régime alimentaire, en particulier de type occidental, module fortement ces réponses biologiques.
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  • Auteur : Stéphanie Perraut
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Les nanoplastiques à faible dose et dépourvus d’additifs chimiques peuvent altérer le fonctionnement de l’intestin et du foie. C’est ce que concluent des travaux menés par une équipe de l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et de l’Université de Lille, publiés dans la revue Environmental Science : Nano.

Les chercheurs ont étudié l’impact de nanoplastiques de polystyrène sur la santé digestive chez la souris. L’étude s’est concentrée sur des expositions à faible dose, sur une durée de 90 jours. Ces particules ont été ajoutées à l’eau de boisson. Trois doses ont été testées : 0,1 ; 1 et 10 mg par kilogramme de poids corporel et par jour.

Les particules utilisées ont été synthétisées en laboratoire selon un protocole sans additifs. Elles contenaient uniquement du polystyrène. Ce choix vise à distinguer les effets propres du polymère de ceux liés aux substances ajoutées lors de la fabrication des plastiques commerciaux. Ces particules ont également été marquées afin de permettre leur détection dans l’organisme des animaux.

Deux régimes alimentaires ont été comparés. Le premier correspond à un régime standard pour la souris. Le second est un régime de type occidental, riche en graisses et en sucres. L’objectif est d’évaluer le rôle du régime alimentaire dans la réponse de l’organisme à l’exposition aux nanoplastiques.

Un impact sur la barrière intestinale et la composition du microbiote

Au niveau intestinal, l’exposition à faible dose affecte la barrière intestinale et sa fonction de protection. L’effet apparaît plus marqué chez les animaux soumis au régime occidental. Il s’accompagne de changements dans la composition du microbiote intestinal, plus prononcés sous régime standard.

Au niveau du foie, les chercheurs observent une perturbation du métabolisme des graisses. Cet effet est observé sous les deux régimes alimentaires. Sous régime occidental, l’exposition aggrave également l’intolérance au glucose. Les animaux exposés présentent aussi une prise de poids plus importante.

Un rôle déterminant du régime

Les résultats montrent que les effets observés ne dépendent pas uniquement de la dose administrée. Le régime alimentaire joue un rôle déterminant dans la nature et l’intensité des perturbations observées. Les auteurs soulignent que des nanoplastiques dépourvus d’additifs chimiques peuvent induire des effets biologiques mesurables sur l’intestin et le foie.

L’étude repose sur un modèle animal et ne propose pas d’extrapolation directe à l’exposition humaine. Elle s’inscrit dans un contexte de connaissances encore limitées sur les effets sanitaires des nanoplastiques. Les auteurs rappellent que l’intestin est considéré comme l’un des principaux organes d’exposition humaine, notamment via l’eau potable et les aliments.

Les travaux ont été réalisés dans le cadre d’un projet de thèse financé par Inrae.

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