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Citeo choisit Go ! Réemploi pour son projet ReUse

Après un appel à manifestation d’intérêt clôturé en février, l’écoorganisme Citeo s’est arrêté sur l’opérateur « Go ! Réemploi » pour encadrer le projet ReUse. Sous la tutelle de Fabrice Peltier, Bocoloco, Bout’ à Bout, Haut la Consigne et Massily Conservor coordonneront l’écosystème d’entreprises engagées dans ce test du réemploi.
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  • Auteur : Hugo Marc
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« Après cinq ans d’expérimentation, l’écosystème a compris que le développement d’une offre d’emballages réemployables ne tient pas à la volonté d’une seule entreprise. Il est essentiel de créer un modèle économique collaboratif » , déclarait Stéphane Cren, directeur innovation de GS1.

À partir de ce constat, l’éco-organisme Citeo a injecté une enveloppe de 100 millions d’euros pour faire émerger le projet ReUse. Objectif : Tester une logistique circulaire mutualisée dans quatre régions françaises (Bretagne, Hauts-de-France, Normandie et Pays de la Loire) pour expérimenter le réemploi à une échelle nationale.

Après un appel à manifestation d’intérêt (AMI) clôturé en février, Citeo a annoncé l’unique fournisseur de service « Go ! Réemploi » choisi pour deux ans (jusqu’en février 2027), dont la tâche sera de coordonner les flux circulaires. Sous la présidence de Fabrice Peltier, quatre entreprises complémentaires composeront le groupe opérationnel, avec Bout’ à Bout’ et Haut La Consigne , pour le lavage des emballages circulaires, Massily Conservor pour la logistique et Bocoloco pour la traçabilité. Cinq fournisseurs ont aussi été sélectionnés : Bocoloco, Lemon tri, NoWW, The Keepers et Tomra, pour approvisionner en terminaux de consigne, RVM (Reverse Vending Machine), etc. 

Un fournisseur de service jusqu’en février 2027

La mission d’interopérabilité de ce consortium sera dense, avec 30 millions d’emballages R-Cœur prévus, 16 millions d’habitants concernés, 50 marques motivées, huit enseignes de distribution emballées comme Biocoop , Carrefour, E.Leclerc, Intermarché, Auchan, La Brasserie du bout du monde, Monoprix et Système U. L’activation du projet ReUse en mai 2025 concerne six emballages standards R-Cœur. Dans un premier temps, une bouteille à goulot large d’un litre pour les jus, le lait et les soupes, ainsi qu’une bouteille ambrée de 75 cl pour la bière et deux pots de 450 et 750 ml pour l’alimentaire seront lancés sur le marché. Dans un second temps, une bouteille ambrée de 33 cl et une bouteille à goulot étroit d’un litre viendront compléter cette gamme réemployable. 

50 marques motivées et huit enseignes emballées 

Après un an d’échanges et de travaux entre tous les acteurs du projet ReUse, Citeo a défini huit étapes clés sur lesquelles repose le modèle du réemploi. Cinq phases calquées sur le modèle à usage unique : la mutualisation d’un parc d’emballages ; la livraison du contenant chez le metteur en marché ; le conditionnement du produit ; la distribution dans les points de vente ; la consommation. Couplées à trois étapes qui composent la logistique inversée propre au modèle circulaire : la récupération des emballages consignés grâce à des machines de déconsignation (RVM) automatisées ou des terminaux de consigne ; la livraison chez les laveurs ; le nettoyage et expédition des emballages pour un nouveau cycle de vie. 

Restituer la consigne et sécuriser la boucle 

Comme évoqué avec Stéphane Cren de GS1, la réussite de cette nouvelle boucle tient sur « un premier objectif de restitution de la consigne au consommateur grâce à la construction d’un modèle quantitatif qui intègre les flux de produits et d’emballages », affirme-t-il. Dans un second temps, la traçabilité unitaire des contenants est une voie envisagée pour assurer d’autres critères clés de production comme la sécurité sanitaire et industrielle. « Le code unique met en exergue les contenants qui présentent un défaut, ce qui contribue à les retirer en temps voulu pour éviter un arrêt des lignes de production ou un rappel produit » , développe-t-il. Dernier enjeu mentionné et pas des moindres, la simplicité du geste de retour pour embarquer le consommateur dans ce mode de distribution. « Si par l’intermédiaire d’un QR-code, le consommateur peut identifier directement sur son smartphone l’emballage à retourner, nous pourrions installer des systèmes de récupération “low-tech” proches du domicile » , ajoute-t-il. Ainsi, la technologie sera un maillon essentiel pour faire passer le réemploi à l’échelle industrielle. Le test grandeur nature, en mai, sera l’occasion de déterminer les dispositifs bien établis et les leviers techniques à consolider ou développer. 

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.