Emballage

Spécial CFIA 2017. L'emballage écolo et 4.0

23 février 2017 - Karine Ermenier

Le recyclabilité des matériaux devient une exigence qui va impliquer de trouver des alternatives économiquement viables aux multi-couches barrières.

L'éco-conception et le digital seront les tendances les plus marquantes des halls dédiés à l'emballage et au conditionnement sur le CFIA 2017, qui se tiendra du 7 au 9 mars au Parc Expo de Rennes Aéroport. Illustration à travers quelques nouveautés.

En 2022, tous les foyers français seront autorisés à mettre l'ensemble de leurs emballages plastiques dans les sacs jaunes. La profession se prépare depuis déjà un moment et les offres d'emballages mono-matériaux qui simplifieront les flux de recyclage (et réduiront également les éco-contributions des entreprises) se multiplient.Sur le marché très tendance des poches souples, par exemple, l'enjeu est de pouvoir sortir des films complexes trop difficiles à recycler. Ceisa Packaging et Malengé proposent chacun à leur façon des débuts de solutions en la matière sur leurs stands respectifs.

Côté emballages rigides, Knauf Industries expose ses barquettes en Kapseal mono-matériau à base de polypropylène destinées au marché de la viande sous atmosphère protectrice. CGL Pack dévoile sa gamme standard So'Pack de barquettes en mono-PET (contenant même du rPET) Clearseal pour toutes les applications. Du côté des films rigides, SP Group réduit l'épaisseur globale des emballages mono-matériaux avec son APET Efficient, tandis que Klöckner Pentaplast montre des applications de son APET ++, dont certaines sont associées aux films d'operculage de Linpac scellables sur de l'APET.

Les matériaux rivalisent de vertus écologiques

Toujours dans le plastique, les nouveautés « vertes » viennent également des barquettes et autres emballages souples biodégradables et compostables. A l'image, par exemple, des nouvelles barquettes préformées de Nutripack ou des films Nativia de Taghleef Industries. Sur le salon, les emballages en bois de Lelu et Lacroix ou en carton vont également faire valoir leurs atouts environnementaux. Les boîtes Can Packaging passent ainsi aux formes carrées pour se distinguer, les barquettes et boîtes Packalim sont complétées par le Pulp’Pack, un emballage en pulpe de canne à sucre (aussi appelé bagasse), biodégradable et compostable. Les barquettes en carton de Guillin passent au four micro-ondes et permettent aux cuisines collectives de personnaliser leur offre. Tandis que RAP emballe des sandwichs dans du papier/carton et que DS Smith remplace les barquettes de biscuits en plastique par des compartiments en carton.

L'Internet des Objets

Côté production des emballages, le digital est à l'honneur à travers l'Internet des Objets : il représente les échanges d'informations et de données provenant des machines vers le réseau Internet. Cela se concrétise par des capteurs qui remontent des informations dans l'objectif d'anticiper les pannes, de mesurer l'efficacité des lignes, de réduire les temps d'arrêt, voire d'abaisser les consommations énergétiques. Parmi les nombreux exemples figure le tout nouveau CogniPro Link de Sealed Air. OET, de son côté, a développé un îlot robotisé de palettisation de sacs qui est équipé d’un préhenseur connecté à l’aide de capteurs sans fils (LoRa). BA Systèmes propose aussi un logiciel de supervision qui permet de suivre l'activité de sa flotte de chariots AGV (Automated Guided Vehicle) et la performance des flux de production en temps réel ou en analyse a posteriori. Le marquage/codage n'échappe pas à la tendance. Exemple avec le cloud de Domino qui fournit des diagnostics, une surveillance à distance des imprimantes ainsi qu’un système de reporting client.

Visualisation 3D des emballages

Les outils 4.0 se mettent aussi au service de la conception d'emballages, dans laquelle s'imbrique la chaîne graphique. Visiativ, co-organisateur du Congrès « Entreprises du Futur » à Lyon en janvier dernier, illustre cette tendance avec le logiciel Perfect Package de Dassault Systèmes qui permet de centraliser les contraintes de toute nature (techniques, réglementaires,..) et d'intégrer tous les acteurs de la chaîne packaging grâce au langage commun que constitue la visualisation 3D, depuis le design jusqu'au test volume en rayon. De quoi gagner en temps et en efficacité de mise sur le marché.

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