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Terres Univia présente ses 10 mesures pour les oléoprotéagineux

Afin d’atteindre la souveraineté alimentaire dans les huiles et protéines végétales, l’Interprofession a dévoilé ses recommandations pour améliorer la compétitivité de la filière.
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  • Auteur : Amélie Dereuder
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En lien avec les Conférences de la souveraineté alimentaire, Terres Univia, l’interprofession des oléoprotéagineux, a présenté 10 mesures pour augmenter sa production et ne plus dépendre des exportations d’ici 2035. « En scénario volontariste, la France peut viser d’ici 10 ans une augmentation de 500 000 hectares de cultures riches en protéines, permettant de couvrir une grande partie de ses besoins en protéines végétales. Le choix est donc clair : il faut engager dès maintenant les moyens pour gagner en souveraineté, ou voir notre dépendance perdurer », explique Benjamin Lammert, agriculteur et président de Terres Univia.

L’interprofession demande l’accompagnement des pouvoirs publics, « essentiel pour donner corps » aux dix initiatives suivantes : stimuler la demande et valoriser l’origine France, assurer un revenu compétitif aux producteurs, préserver l’ensemble des débouchés des huiles et notamment non alimentaires et énergétiques, accorder un soutien public ciblé et stable au développement des filières des légumineuses à graines, soutenir l’innovation agronomique et variétale, engager une transition agroécologique gagnante, renforcer l’organisation de filière et la contractualisation, moderniser et adapter les infrastructures et la logistique, contribuer à un export de qualité et au rayonnement de l’agriculture française et finalement mettre en place un suivi et une gouvernance agile et efficiente entre l’État et les filières.

La filière des huiles et protéines végétales mobilise 100 000 agriculteurs sur 2,7 millions d’hectares cultivés en 2023 pour une production annuelle de 7 à 8 millions de tonnes de graines. Elle fournit la quasi-totalité des huiles végétales alimentaires de la France et plus de la moitié des tourteaux pour l’élevage en agriculture conventionnelle ou biologique. Grâce à son modèle de valorisation intégrale des graines, tant sur le plan alimentaire qu’énergétique, elle a permis à la France d’atteindre près de 60 % d’autonomie en matières riches en protéines végétales pour l’alimentation animale. La filière des oléoprotéagineux est donc solide, mais elle est confrontée aux mêmes mutations que les autres matières agricoles, sur des sujets de géopolitique et climat, dépendance aux importations, différentiel de compétitivité, transition agroécologique et attentes sociétales, évolution de la consommation, etc. Dans le domaine des protéines, Terres Univia relève que les normes et la pression fiscale française induisent un surcoût de 15 à 40 % par rapport à la concurrence mondiale.

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