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Rappels

145 rappels sur le site Rappel Conso en janvier 2025

Chaque mois, la rédaction de Process Alimentaire analyse les rappels en France. En janvier 2025, 145 fiches ont été publiées sur la plate-forme Rappel Conso. Décryptage en huit graphiques.
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  • Modifié :
  • Auteur : Stéphanie PERRAUT

145 rappels ont été publiés en janvier 2025 sur la plateforme Rappel Conso. Une hausse de près de 18 % par rapport au « plus calme » mois précédent (123 fiches), mais un nombre total de signalements mensuels qui reste largement inférieur à ceux d’octobre et novembre 2024.

Les rappels pour motifs microbiologiques restent majoritaires (48 %) mais perdent du terrain au profit des contaminants (26 % versus 19 % en décembre 2024) et des corps étrangers (7 % versus 3 %). Les défauts de fabrication, de conditionnement et de logistique passent de la deuxième à la troisième marche du podium avec 28 rappels (19 % versus 22 %).

Salmonella

Du côté de la microbiologie, Listeria monocytogenes reste en tête (38 % des rappels pour cette grande famille de motifs). Salmonella et E. coli arrivent ex-aequo en seconde position avec 30 % des rappels liés à la microbiologie (20 fiches pour Salmonella spp. et Stec , 1 pour Salmonella typhimurium et E. coli ). 

La série de rappels sur des croquettes pour animaux de compagnie pour motif Salmonella s’est poursuivie en janvier. Le pathogène a aussi été retrouvé dans des matrices moins habituelles, et notamment dans du romarin commercialisé chez Lidl. Une situation qui n’est pas pour autant une surprise. Car, comme le précise le Codex Alimentarius, en introduction du Code d’usages en matière d’hygiène pour les aliments à faible teneur en eau ( CAC/RCP 75-2015 )  : « L'activité de l'eau (aw) des aliments à faible teneur en eau se situe souvent bien en dessous de 0,85, et les pathogènes d'origine alimentaire tels que la Salmonella ne peuvent pas se multiplier dans ces conditions. Bien que le nécessaire soit fait pour éviter la prolifération des pathogènes dans ces produits, les cellules restent viables pendant longtemps. Dans le cas des Salmonella spp., on pense que la dose infectieuse est très faible, comme en témoigne le faible nombre de cellules présentes dans chaque portion d'aliments à faible teneur en eau à l'origine des infections. Il est prouvé que la composition d'un aliment (particulièrement les aliments riches en matières grasses) peut contribuer à protéger les Salmonella dans le milieu acide de l'estomac, d'où le risque d'infection malgré l'ingestion du micro-organisme en faible concentration. La maîtrise des agents pathogènes tels que les Salmonella peut poser des problèmes dans un environnement de transformation d'aliments à faible teneur en eau. En effet, ces pathogènes peuvent rester viables à l'état sec et dans les aliments à faible teneur en eau pendant longtemps. Les micro-organismes résistent davantage à la chaleur dans les matrices alimentaires à faible activité de l'eau ».

Des E. coli productrices de shigatoxines ont été mises en évidence non seulement dans des fromages au lait cru mais aussi dans des sandwichs .

Listeria de son côté a été mis en cause dans une série de rappels concernant des desserts laitiers (charlottes) commercialisés à marque Hulotte ainsi que dans différentes références élaborées par Croc de Merle ( fromage lactique aromatisé , skyr , beurre doux et demi-sel ). 

Les contaminants marqués par un rappel massif de Coca-cola en Europe

En janvier 2025, nous avons dénombré 37 rappels en lien avec des contaminants chimiques et biologiques. La majorité des fiches concerne la présence de pesticides (68 %). Une fiche, en guise de réminiscence à une crise passée, signale la présence d’ oxyde d’éthylène dans une infusion à la camomille .

Sur le terrain, la situation est différente car le rappel massif de boissons rafraîchissantes sans alcool effectué par Coca-Cola European Partners ne se traduit que par une fiche sur du Fuzetea  et une sur du Coca-cola sans sucre en bouteille consignée de 1 L. Dans un communiqué en date du 27 janvier, Coca Cola Europacific Partners Belux signalait rappeler, en concertation avec l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) en Belgique, et avec l’Administration luxembourgeoise vétérinaire et alimentaire (ALVA), un nombre de produits en raison d’une teneur trop élevée en chlorate. La molécule est un sous-produit du chlore mis en œuvre pour désinfecter l’eau potable . Le géant du soda a publié la liste détaillée des produits concernés , élaborés dans son usine de Gand en Belgique. 

A noter aussi la présence de toxine d'alternaria dans une purée de sésame bio.

Les anomalies d’étiquetages toujours en tête des défauts de fabrication et de conditionnement

Au cours du mois écoulé, les anomalies d’étiquetage sont majoritaires dans la famille de motifs « Défauts de fabrication, de conditionnement et de logistique », qu’elles soient liées à une erreur ou une absence de date limite de consommation (5 fiches), à la présence non signalée d’allergène(s) (2 fiches) ou non spécifiée (8 fiches). 

Les fiches de rappels mettant en avant la présence d’un ingrédient interdit concernent toutes les 5 le cannabinoïde Delta-9-THC, dans des produits sucrés ainsi que dans des aliments diététiques et de nutrition. 

Les motifs « Défaut de traitement » (en lien avec la stérilisation, la découpe ou la présence de flore mésophile), « Défaut de conditionnement » (lors du sertissage) et « Instabilité » représentent à eux trois 21 % des fiches publiées pour cette famille.

Le plastique, principal corps étranger signalé en janvier

Avec 10 fiches publiées en janvier contre 4 en décembre, les corps étrangers subissent une significative inflation en pourcentage, à nuancer avec leur faible représentation dans le total des rappels. 

Les rappels pour cause de plastique sont majoritaires . Le matériau se retrouve notamment sous forme de fil dans des paquets de tranchettes de cheddar , ou de morceaux (durs rouges) dans des élaborés de porc élaborés par le site de transformation portant l’estampille sanitaire FR 80.318.001 CE.

Deux rappels en raison de la présence de verre sont à signaler, l’un dans du kimchi et l’autre dans de la mousse au chocolat . Dans les deux cas, le produit est conditionné dans des emballages en verre . Un défi pour les systèmes de détection de corps étrangers.

Focus sur les catégories d’aliments concernés

Sur les douze derniers mois, les matrices alimentaires les plus fréquemment concernées par des rappels sont les viandes, le lait et les produits laitiers puis les produits de la pêche et de l’aquaculture.

Après un mois de décembre chamboulé par la présence de Salmonella dans des aliments pour animaux, le trio de tête en matière d’aliments rappelés revient pour partie dans les statistiques de long terme. Lait et produits laitiers occupent (largement) la première place avec 47 fiches publiées, dont 19 en lien avec la présence d’E. coli Stec. Les viandes se classent deuxièmes avec 18 rappels (8 en microbiologie, 6 corps étrangers, et 4 défauts). 

Plus surprenante troisième, la catégorie « Fruits et légumes » a donné lieu à 17 rappels, principalement en raison de la présence de pesticides. A noter, un motif microbiologique (Listeria monocytogenes) pour un taboulé .

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.