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La notification du mois

Un cas de virus de l’hépatite A dans des myrtilles

En janvier 2025, un rappel en Europe ont retenu l’attention de la rédaction. Il s’agit du signalement de la présence du virus de l’hépatite A dans des baies. Une famille de virus suivis de près en France comme en Europe.
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  • Auteur : Stéphanie PERRAUT
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En janvier 2025, une alerte portant sur la présence du virus de l’hépatite A a été signalée dans des myrtilles en provenance de Pologne. L’alerte a été notifiée par les Pays-Bas et classée comme une notification d’alerte avec un risque potentiellement sérieux . Les myrtilles concernées ont été distribuées en Belgique et aux Pays-Bas avant l’identification du problème. Aux Pays-Bas, au 14 janvier 2025, les autorités sanitaires ont confirmé 12 cas d’infection avec des symptômes graves ayant nécessité des soins médicaux, pour lesquels des myrtilles congelées provenant d’une société polonaise ont été mises en cause. 

Une surveillance en France en 2025

Coïncidence de calendrier, l’instruction technique DGAL/SDEIGIR/2025-2 du 3 janvier 2025 indiquait la mise en place d’un plan de surveillance de la contamination par certains virus (dont le virus de l’hépatite A, VHA, et les norovirus) des baies, drupes et petits fruits rouges au stade de la distribution. Ce texte prend place dans le cadre de la directive 2003/99/CE qui impose aux États Membres de mettre en place un système de surveillance des zoonoses et des agents zoonotiques. Les aliments à considérer pour la surveillance des norovirus et de VHA appartiennent à deux catégories : les aliments pouvant être contaminés au stade de la production primaire par des eaux d’irrigation ou d’immersion contaminées, et les aliments qui peuvent être contaminés lors de leur manipulation avec des précautions d’hygiène insuffisantes, par des personnes infectées. Ainsi, les végétaux crus sont parmi les principaux aliments associés aux épidémies de norovirus et de VHA en France et Europe, en particulier les fruits rouges pour VHA . Il est à noter que ces virus résistent aux méthodes classiques de conservation des aliments (réfrigération et congélation). 

Le virus de l’hépatite E aussi dans le viseur

Toujours en janvier, l’Anses (Agence nationale de sécurité des aliments) a mis à jour la fiche de description de danger biologique transmissible par les aliments relative au virus de l’hépatite E (VHE) . Plusieurs études, tant au niveau français qu’international, ont démontré la présence du génome du VHE à hauteur de 1 à 13 % des échantillons de foies de porc commercialisés et jusqu'à 30 % pour les produits à base de foie de porc cru. En France, environ 3 000 cas symptomatiques ont été recensés depuis 2022 avec plus de 98 % de cas autochtones. Le VHE fait l’objet d’une surveillance par le CNR (centre national de référence) des hépatites entéro-transmissibles mais il n’y a pas de réglementation concernant la surveillance du VHE dans les élevages porcins ou dans les aliments. 

A l’occasion de cette mise à jour, l’Anses souligne la nouvelle voie de contamination que peut constituer la réutilisation désormais possible d’eaux non conventionnelles dans les industries agroalimentaires mettant en œuvre des aliments qui peuvent être porteurs du VHE. Une analyse des sources de danger et des moyens de maîtrise des risques dûment menée doit permettre de la prendre en compte de manière adéquate.

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