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Infrastructures

Air Booster révolutionne le chauffage des bâtiments

Basée près de Bordeaux (33), la jeune pousse Air Booster, fondée en 2019 par Christophe Fourcaud, développe une technologie d’aérothermie solaire qui permet de chauffer les bâtiments industriels et de sécher les produits agricoles.
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  • Auteur : Christophe Meneust
Air Booster valorise la chaleur issue des rayons du soleil qui frappent les bardages verticaux des bâtiments.

Air Booster valorise la chaleur issue des rayons du soleil qui frappent les bardages verticaux des bâtiments.

Le système mis au point par la start-up Air Booster valorise la chaleur issue des rayons du soleil qui frappent les bardages verticaux des bâtiments. « Nous récupérons cette chaleur via un flux d’air derrière le bardage métallique et injectons ses calories (de l’air à 40/50 °C de plus que la température de l’air extérieure) soit pour une utilisation directe, soit en complément d’une pompe à chaleur ou d’échangeurs à eau », précise Christophe Fourcaud, président de l’entreprise. Air booster a déjà accompagné de nombreux industriels (Safran, Renault Trucks, Suez, UIMM, RATP…). Dans certains cas, la facture de chauffage est réduite de 80 % tout comme son empreinte carbone.

Utiliser les bardages comme source de chaleur

Contrairement aux panneaux photovoltaïques (PV) classiques, dont le rendement chute en hiver (en partie à cause de l’orientation défavorable à cette saison), les modules solaires aérothermiques d’Air Booster excellent en cette saison. « Nous récupérons quatre fois plus d’énergie que le PV en toiture l’hiver. Le rendement d’un panneau PV est d’environ 20 %, nos modules atteignent 80 %, soit jusqu’à 800 Wc/m² selon la région et l’ensoleillement », explique-t-il. L’installation des modules aérothermiques ne nécessite pas de travaux structurels sur le bâtiment. Leur emprise au sol est de seulement 10 cm. Le bardage en acier ou en aluminium est certifié pour 50 ans, et les performances sont garanties à vie. « Le fonctionnement est entièrement automatisé grâce à un coffret de régulation. Le tout sous un contrôle par capteur », détaille Christophe Fourcaud. L’entretien se limite au ventilateur (CTA) et au changement des filtres à air, comme dans toute installation CVC (chauffage, ventilation, climatisation). En été, le système permet aussi de rafraîchir l’air intérieur (la nuit) par free cooling, avec un gain de 3 à 5 °C, et d’améliorer la qualité de l’air en réduisant l’humidité, les moisissures et les composés organiques volatils (COV). « Le volume d’air est renouvelé deux à quatre fois par heure », ajoute le fondateur.

La chaleur est récupérée via un flux d’air derrière le bardage métallique et est injectée da

La chaleur est récupérée via un flux d’air derrière le bardage métallique et est injectée dans les locaux.

Une croissance soutenue par l’innovation

La jeune entreprise consacre la moitié de son chiffre d’affaires à la recherche, ce qui lui a permis de déposer déjà quatre brevets, principalement sur la gestion de l’air dans le système. « Nous avons réalisé une vingtaine de projets l’an dernier, et plus du double sont en cours cette année. Notre effectif est passé de 8 à 20 personnes en deux ans », se félicite le président. En effet, outre les professionnels, la start-up vient de lancer une version pour les particuliers, le Solar Boost, accessible à partir de 2 990 €.

Des applications industrielles et agricoles prometteuses

Air Booster a déjà mené des projets concrets. Chez l’entreprise Safran, spécialisée dans l’aéronautique, le R'Booster (le nom de la solution pour les professionnels) est raccordé à des pompes à chaleur (PAC) air ou eau pour augmenter le coefficient en hiver pour une baisse de consommation d’énergie effective de 30 %. « Le retour sur investissement moyen est de 4 à 5 ans, pour un coût d’installation d’environ 200 €/m² », indique-t-il. La technologie se décline aussi pour le séchage aérothermique de produits agricoles. « Avec une installation de 200 m², nous récupérons un air chaud à 52 °C, avec un débit de 16000 m³/h ou plus, idéal pour sécher céréales, herbe, bois, papier, boues ou déchets industriels », précise-t-il. Le temps de séchage est dans certains cas réduit de 40 %. « Nous travaillons également sur un échangeur direct pour chauffer de l’eau sans passer par une pompe à chaleur », annonce le fondateur.

Une synergie avec le photovoltaïque

Les solutions Air Booster ne se substituent pas aux panneaux photovoltaïques, mais s’y ajoutent avantageusement. « Les panneaux PV produisent de l’électricité sur la toiture, tandis que nos panneaux aérothermiques, installés en façade, assurent la production de chaleur », souligne Christophe Fourcaud. Cette complémentarité permet d’optimiser le rendement énergétique global d’un bâtiment. À noter que Air Booster est lauréat France 2030, qui fait partie de la Solar impulse fondation, a été distingué par la Green tech innovation du Ministère de la transition écologique et a reçu de nombreux trophées pour sa technologie de chauffage aérothermique.

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.