Equipements

Froid : vos installations sont-elles conformes ?

5 janvier 2010 - Maria Guillon

Un rétrofit prolonge la vie de la machine frigorifique pour un coût de 5 à 8 fois moindre comparé à l’investissement dans une installation neuve. C'est une option possible pour ceux qui ne sont pas limités en terme de puissance.

« Si vous n’avez pas anticipé le règlement CE 2037-2000 qui interdit l’utilisation et le stockage des HCFC, il n’est pas encore trop tard pour prendre le taureau par les cornes », soutient Serge Brésin, président de Conditionair-Parabis.

La nouvelle réglementation, applicable depuis le 1er janvier 2010, sera élargie aux fluides récupérés sur les installations après le 1er janvier 2015. Dans le collimateur de cette réglementation : le R22. « Malgré qu’on n’ait plus le droit de l’incorporer dans les machines neuves depuis 5 ans, il en reste environ 15000 tonnes dans les circuits frigorifiques de l’hexagone. C’est trop pour la couche d’ozone dans la mesure où les fuites représentent chaque année entre 10 et 15% du volume total, soit 1500 à 2000 tonnes », compte le frigoriste.

1ère solution : Investir dans une nouvelle installation

La première solution consiste à changer le matériel pour des installations neuves fonctionnant avec des HFC ou avec des fluides alternatifs, plus écologiques, comme l’ammoniac (NH3) et le CO2. Changer d’équipement, c’est aussi profiter de l’occasion pour bénéficier de tout le progrès technologique et en particulier des meilleurs rendements, des régulations électroniques, etc. En plus, des nouveaux échangeurs, avec des micro-canaux, permettent de réduire les quantités de fluides frigorigènes et donc les fuites de gaz à effet de serre.

2ème solution : Nettoyage du circuit et remplissage

Si l’on ne souhaite pas investir maintenant, la seconde solution consiste à faire un rétrofit frigorifique de la machine de froid. « Mais il faut savoir que le rétrofit ne s’applique qu’aux circuits frigorifiques courts comme les centrales d’eau glacée, les armoires monoblocs de climatisation, etc. Et que ce n’est pas une opération avec une garantie totale », souligne pour autant Serge Brésin. En effet, tous les composants de l’équipement frigorifique qui ont été conservés peuvent avoir des défaillances qui ne seront pas prises en charge par le frigoriste.

Le processus comprend quatre étapes :

  1. L’analyse d’huile. Elle donne de précieuses indications sur l’état de santé de la machine frigorifique,
  2. L’extraction du R22 et le nettoyage du circuit. Cette opération s’effectue généralement en plusieurs fois pour s’assurer qu’il ne reste plus aucune trace ni de fluide frigorigène ni d’huile,
  3. La remise en état mécanique du compresseur, le changement des joints et le contrôle de l’étanchéité,
  4. Le remplissage avec le nouveau fluide frigorigène et la nouvelle huile.

Un rétrofit permet de prolonger la vie de la machine frigorifique pour un coût nettement inférieur, 5 à 8 fois, à la première solution, mais "il implique une baisse de la production frigorifique de 10 à 15%, souligne Serge Brésin. Ce n'est donc pas indiqué pour ceux qui sont juste en puissance."

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