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Qualité

Lactalis confirme l'origine de la contamination environnementale

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Marjolaine Cérou
poudre de lait
C'est bien la même souche de Salmonelle Agona, que celle identifiée en 2005, qui est à l'origine de la contamination des laits infantiles en poudre. Crédit : Fotolia.

L’Institut Pasteur, le Centre national de référence des Salmonelles, nous indiquait fin décembre (lire Janvier 2018, p8 ), la forte probabilité d’une résurgence de la bactérie Salmonella Agona qui avait contaminé la même usine, alors sous pavillon Célia douze ans plus tôt. Le lien entre les deux contaminations est aujourd’hui avéré. « Nous sommes aujourd’hui en mesure de confirmer que la souche Salmonella Agona à l’origine de la contamination de 2007 est bien la même qu’en 2005. Les résultats de nos investigations convergent et attestent de la présence de la bactérie dans les infrastructures de la tour n°1, de manière confinée, sans se développer du fait de barrières sanitaires et procédures mises en place », annonce Michel Nalet, directeur de la communication et des relations extérieures du groupe Lactalis.

Le groupe laitier confirme également que ce sont bien des travaux de rénovation (démontage de cloisons et réfection des sols), réalisés début 2017, qui, malgré les précautions des équipes, ont libéré la bactérie pathogène dans la tour de séchage n°1.

Quid des 16 000 analyses positives sur les produits finis ?

Le feuilleton n’est pas terminé pour autant et des incertitudes demeurent. Reste en effet à comprendre comment les analyses libératoires, systématiquement réalisées sur les produits finis, n’ont pu déterminer la présence du pathogènes dans les lots de laits infantiles. Problème d’échantillonnage, manque de sensibilité ? « A date, nous ne savons pas expliquer, en ayant réalisé près de 16 000 analyses sur les produits finis en 2017, toutes conformes, avoir appris par les autorités sanitaires la contamination de nourrissons pas nos produits », affirme Michel Nalet. « Jusqu’aux alertes du 1er décembre, nous ignorions la contamination de certains des produits fabriqués à Craon », insiste-t-il.

Dans une interview donnée au quotidien Les Echos , son p-dg, Emmanuel Besnier s’interroge sur les tests réalisés par le laboratoire prestataire (Eurofins). « Nous nous posons beaucoup de questions sur la sensibilité des analyses faites par ce laboratoire. Nous avons beaucoup de mal à comprendre comment 16 000 analyses réalisées en 2017 ont pu ne rien révéler. Nous avons des doutes sur la sensibilité des tests », a-t-il déclaré. Lactalis soulève néanmoins la nécessité d’améliorer son plan de contrôle.

Autre point à soulever, toujours dans les Echos, Emmanuel Besnier affirme que des contaminations environnementales à Salmonella Agona ont été retrouvées dans l’environnement entre 2005 et 2017. «On ne peut donc pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé sur cette période», indique-t-il.

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