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Qualité

Toxines alimentaires : un effet cocktail mis en évidence

Des travaux récents d’Inrae, en collaboration avec l’Inserm, l’Université Toulouse III – Paul Sabatier et l’École nationale vétérinaire de Toulouse montrent que certaines mycotoxines, fréquemment retrouvées dans les aliments, augmentent l’action génotoxique d’autres toxines.
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  • Auteur : Stéphanie PERRAUT
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Produit par les moisissures, le déoxynivalénol (DON) est un contaminant alimentaire auquel sont associées depuis 2007 des teneurs maximales sur les céréales brutes (1250 mg/kg), avec une tolérance légèrement supérieure sur le blé dur, le maïs et l’avoine (1750 mg/kg). Environ 80 % des individus sont exposés à cette toxine de la famille des trichothécènes (TCT), certains à des doses proches voire supérieures à la dose journalière tolérable. Se pose la question de potentiels effets « cocktails » avec d’autres contaminants alimentaires auxquels les consommateurs sont aussi exposés quotidiennement.

Des interactions qui pourraient favoriser le développement de cancers

Des scientifiques d’Inrae, de l’Inserm, de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier et de l’École nationale vétérinaire de Toulouse se sont intéressés à ce sujet. Leur étude se base sur une approche interdisciplinaire associant notamment de la biologie cellulaire, de la modélisation moléculaire et de l’épidémiologie. Selon les résultats parus dans la revue Environnemental Pollution, une première phase des travaux montre que le DON augmente in vitro l’action de diverses génotoxines. Les chercheurs ont ensuite montré que toute la famille des TCT a cette capacité. S’additionne alors une longue liste de synergies entre la famille des TCT et les différentes génotoxines, comme par exemple la colibactine, une toxine produite par notre microbiote ou le captane, un pesticide avec une action fongicide.

Ces génotoxines alimentaires endommagent l’ADN, ce qui favoriserait l’inflammation et le développement potentiel de cancers. Ces résultats attirent l’attention sur les risques liés à une co-exposition aux TCT et aux génotoxines alimentaires au sens large. Ce travail pourra conduire à des progrès dans la prévention et/ou le diagnostic de l'exposition à ces composés, seuls ou en mélange. Il s’inscrit dans le cadre des projets ANR Genofood (2019-24) et GenoMyc (2023-27). 

La toxicité des formes modifiées du DON en question

LANTECH
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