L’Anses a actualisé les références nutritionnelles en vitamines et minéraux pour les adultes et pour les populations spécifiques (nourrissons, enfants, adolescents, femmes enceintes, femmes allaitantes et les personnes âgées). L'Agence constate une carence en vitamine D chez les adultes dans 6,5 % des cas. Crédit : Adobe Stock.

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Vitamines et minéraux : l’Anses met à jour les références nutritionnelles

3 mai 2021 - Marjolaine Cérou

L’Anses a actualisé les références nutritionnelles en vitamines et minéraux pour les adultes et pour les populations spécifiques (nourrissons, enfants, adolescents, femmes enceintes, femmes allaitantes et les personnes âgées). Ces données n’avaient pas été actualisées depuis 2001.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient d’actualiser les données de référence pour les vitamines et minéraux pour l’ensemble de la population (nourrissons, enfants, adolescentes et adolescents, femmes et hommes adultes, femmes enceintes ou allaitantes et personnes âgées). Ce travail fait suite à une saisine portant sur l’actualisation des repères de consommation alimentaire publiés en 2019.

« Ces nouvelles références sont tout particulièrement utiles à l’évaluation des risques sanitaires liés à la nutrition – comprenant l’estimation des prévalences d’inadéquations d’apports – à l’appui de la décision publique », indique l’Anses. La couverture en besoins de certains nutriments identifiés en 2015 tels que le fer, la vitamine B9, l’iode et la vitamine D, reste un enjeu de santé publique.
D’après l’Agence, plus de 70 % des adultes français présentent une insuffisance en vitamine D, voire une carence dans 6,5 % des cas, tel qu’objectivées par le dosage de la 25 hydroxy-vitamine D. « Compte tenu de la grande variabilité du besoin en vitamine D en fonction des individus (notamment du fait de l’âge et de la couleur de la peau), du temps passé à l’extérieur et de la latitude du lieu de vie, une approche individualisée de la couverture du besoin est à privilégier », souligne l’Anses. Plusieurs pistes sont proposées (complémentation personnalisées, recommandations précises d’exposition solaire, enrichissement des denrées en vitamine D, etc.).

Concernant la vitamine B9, le principal enjeu sanitaire est de prévenir le défaut de fermeture du tube neural chez le fœtus lors de la grossesse. « Ne considérer cet enjeu qu’au moment de la période préconceptionelle ne parait pas suffisamment protecteur », observe l’Agence, qui préconise une attention particulière aux besoins en vitamine B9 de la population féminine susceptible de devenir enceinte. Selon les experts, des recherches sont nécessaires pour préciser les valeurs de certaines références nutritionnelles pour lesquelles les distributions du besoin ne sont pas ou insuffisamment connues ou pour mieux caractériser la biodisponibilité de certains nutriments. Pour rappel, les besoins en vitamine B9 sont couverts par la consommation de légumineuses, légumes à feuilles vertes, levures en paillettes, germes de blé ou de jaune d’œuf.

Les tableaux récapitulatifs des différentes valeurs de référence sont disponibles sur le site de l’Anses.

 

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