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Vie des IAA

Agrial va investir 1 milliard d’euros sur les cinq prochaines années

En 2023, le groupe coopératif Agrial a vu son chiffre d’affaires progresser (+3,7 % versus 2022). A l’occasion de son assemblée générale, ses dirigeants ont annoncé dédier une enveloppe globale d’un milliard d’euros sur la période 2024-2029. Le point sur les résultats par branche d’activité.
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  • Auteur : Marjolaine Cérou
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Malgré un contexte de déconsommation et une baisse des volumes alimentaires, le groupe coopératif Agrial reste solide et affiche un chiffre d’affaires de 7,4 milliards d’euros ( +3,7 % versus 2022 ), majoritairement porté par l’inflation. L’excédent brut d’exploitation s’élève quant à lui à 239 millions d’euros. « La performance de l’année 2023 prouve une nouvelle fois la résilience d’Agrial, capable de s’adapter avec agilité face à des incertitudes et aléas croissants du contexte économique et agricole, accentués par les tensions géopolitiques et les dérèglements climatiques », souligne Bernard Guillard, qui a succédé à Arnaud Degoulet à la présidence de la coopérative en septembre 2023 . Le groupe coopératif va investir un milliard d’euros sur les cinq prochaines années. « Cela concernera à la fois les activités agricoles et agroalimentaires, avec d’une part des investissements récurrents pour entretenir nos outils et d’autre part des projets plus structurants qui seront détaillés au fur et à mesure de leur avancement », commente Ludovic Spiers, le directeur général d’Agrial.

Une bonne année pour l'ultra-frais

Parmi les différentes activités, la branche Lait (qui représente 39 % du chiffre d’affaires) réalise aussi une bonne année, dans la lignée de 2022, mais dans un contexte différent. L’année 2022 avait été essentiellement tirée par les cours des commodités. En 2023, c’est l’activité d’ultra-frais qui tire son épingle du jeu « appuyée par des performances également satisfaisantes en beurre et fromages, de vache et de chèvre », précise Agrial dans un communiqué.

L’année a été plus contrastée pour la branche Viandes (10 % du chiffre d’affaires), qui a souffert d’ un manque de volumes sur ses produits premium de boucherie et de charcuterie , impactés par l’inflation et des coûts de revient élevés. « L’application des hausses de tarifs avec un effet retard n’a pas permis de couvrir les coûts de revient au cours du premier semestre. La deuxième partie de l’année a aidé à retrouver un niveau de performance correct », précise la coopérative. Pour continuer à souligner son investissement dans la filière, le projet de rapprochement avec la Coopérative porcine Evel’Up avait été annoncé en septembre dernier à l’occasion du salon Space.

Par ailleurs, le plan de réorganisation de la branche Légumes (20 % du chiffre d’affaires), initié en 2022, a porté ses fruits. L’activité a retrouvé le chemin de la croissance en 2023, en particulier pour l’activité première gamme. En revanche, la filiale hollandaise (haricots, choux de Bruxelles…) reste dans une situation plus compliquée.

Redresser l’activité cidricole française

Enfin, si les activités anglaises et américaines de la branche Pommes & Boissons (5 % du chiffre d’affaires) ont été au rendez-vous en 2023, l ’enjeu majeur pour 2024 sera le redressement de l’activité cidricole en France . Un plan vient d’être annoncé et échangé avec les partenaires sociaux. Ce projet impliquerait notamment la spécialisation et la saturation des installations industrielles , le transfert des activités du site de Messac (35) et de ses salariés ainsi que la simplification des activités export.

Sur le volet de la décarbonation, l ’usine Brient d’Antrain (35), spécialisé dans les produits de charcuterie, a remplacé ses deux groupes froids par un seul alimenté par un réfrigérant "vert" de type HFO. Équipée d’un système de variation de vitesse et de récupération de chaleur, l’installation a aussi la capacité de préchauffer l’eau de lavage et de process. Ce projet finalisé fin 2023 vise à réaliser une économie annuelle de 550 tonnes CO 2 eq, soit 15 % de l’empreinte carbone du site .

 

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