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Attentes des Français : l'effet prix diminue au profit de la qualité

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Marjolaine Cérou
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L'effet prix perd de l'influence chez les Français, qui attendent des ingrédients de qualité et davantage d'informations.

L'alimentation se place aujourd'hui comme le poste sur lequel les Français souhaitent le moins rogner, voilà ce que met en exergue l'édition 2015 du baromètre Ania-Opinion Way. Seulement 9% d’entre eux se disent prêts à le diminuer. « Malgré le contexte de crise, il n'est plus question de faire de l'alimentation sa variable d'ajustement », analyse Bruno Jeanbart, directeur des études de l'organisme Opinion Way. Des résultats riches d'enseignement après une guerre des prix ouverte en 2008 avec la crise et rendue possible par la LME (Loi de Modernisation de l'Economie), qui a libéralisé le cadre des négociations commerciales.

L'impact du prix à la baisse

Si le prix et la date de péremption restent les deux premiers critères d'achat, leurs poids diminuent par rapport au baromètre de 2013, avec respectivement 66% (-7 points) et 56% (-13 points). D’autres critères relatifs à la qualité du produit, à sa composition et aux valeurs nutritionnelles font de plus en plus l’objet de l’attention des consommateurs, à l'instar de la composition des produits (53% contre 35% en 2013, soit 18 points de plus par rapport à 2013), au même titre que la composition nutritionnelle (42% contre 27% en 2013, soit 4 points de plus).

« Les consommateurs de l'Hexagone attachent une grande importance à la qualité gustative », commente Bruno Jeanbart. 88% d'entre eux mettent en avant la facilité de préparation des aliments, tandis que 78% plébiscitent le goût (soit 13 points de plus qu'en 2013). Enfin, 82% se disent satisfaits de la conservation des produits alimentaires.

79% des Français prêts à dépenser plus pour des ingrédients de qualité

Ainsi, 79% des Français se déclarent prêts à payer plus cher un produit contenant des ingrédients de meilleure qualité. La provenance des produits est également un élément important pour 42 % d'entre eux. Quant à la notion de Made in France, elle est toujours en vogue. 81% des interrogés se disent prêts à payer davantage pour un produit régional, et 78% pour un produit 100% français.

Deux ans après la crise de la viande de cheval, 55% des Français déclarent avoir une image positive de l'industrie agroalimentaire, en progression de 10 points (46 % en 2013) et un chiffre qui traduit encore les efforts à fournir. Autre élément, une part plus importante de Français (52%) estime que les entreprises agroalimentaires jouent un rôle d'ambassadeur du modèle français à l'étranger. Un score encore perfectible selon l'Ania. « On assiste à un début de reconquête mais ces résultats montrent que nous nous situons à un niveau médian, entre les industries telles que l'aéronautique qui ont une image plus positive, et les banques moins appréciées (33%) », poursuit Bruno Jeanbart.

Partager la bonne information, individualisée, fiable et accessible

« En revanche si 58 % des interrogés se disent satisfaits de l'information donnée sur les étiquettes, quatre consommateurs sur dix ont le sentiment de ne être assez renseignés », signale le directeur des études d'Opinion Way. Ainsi, 42 % des sondés (+12 points) insistent sur une information plus compréhensible sur la valeur nutritionnelle des produits. De même, 39 % (+4 points) souhaiteraient une meilleure information sur l'origine des produits.

De plus, une majorité (54%) pense que les entreprises du secteur agroalimentaire n'informent pas honnêtement les entreprises. « Une défiance due en partie à la lisibilité des étiquetages malgré l'entrée en application fin 2014 de la réglementation européenne Inco 1169/2011 sur l'étiquetage nutritionnel », ajoute Bruno Jeanbart.

A ce titre et dans ce contexte, Internet joue un rôle prépondérant et l'impact des réseaux sociaux est non négligeable. Le baromètre révèle que 30 % des Français ont renoncé à acheter un produit alimentaire après lecture de commentaires négatifs sur la toile. A l'inverse, 26 % avouent avoir déjà cédé à la tentation lorsqu'une marque avait reçu des avis positifs.

Apporter la bonne information au bon moment, tel est le nouveau défi du secteur. « Nous devons poursuivre nos actions d'ouverture et d'information auprès des consommateurs et utiliser les nouveaux médias pour leur en faciliter l'accès. Nous y sommes attachés et nous progressons. Cela nécessite dans le même temps une attitude d'humilité à l'égard des consommateurs qui souhaitent disposer d'informations fiables, et non d'injonctions simplistes sur ce qui serait bon ou pas », conclut Jean-Philippe Girard, président de l'Ania.

L'étude Ania Opinion Way a été réalisée du 26 février au 3 mars 2015 auprès d'un échantillon de 1006 individus âges de 18 ans et plus représentatif de la population nationale.

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