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Filière lait

Cniel : entre ambition et transformation, la filière laitière française avance

Face aux défis économiques, environnementaux et sociétaux, la filière laitière française s’adapte pour construire un modèle résilient et compétitif. Entre ambitions affirmées et défis persistants, elle poursuit sa transformation. À l’approche du Salon International de l’Agriculture, le Cniel appelle à une mobilisation collective et réaffirme son engagement pour une filière dynamique et durable, capable de répondre aux attentes des consommateurs et créatrice de valeur pour tous. 
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  • Auteur : Christophe MENEUST
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« La souveraineté alimentaire ne se décrète pas, elle se construit. Ensemble, protégeons et valorisons chaque litre de lait, pour nos agriculteurs, nos territoires et notre avenir. Mon ambition est claire : préserver l’intégralité de notre production laitière nationale. Cela exige des mesures fortes : un soutien renforcé à nos producteurs, des prix rémunérateurs pour chaque acteur de la filière, une simplification des normes, et la défense de notre savoir-faire sur les marchés nationaux et internationaux », affirme Pascal Le Brun, président du Cniel (Centre National Interprofessionnel de l'Economie Laitière).

Une mobilisation concertée pour relever les enjeux structurels du secteur 

« Malgré un contexte incertain en ce début d'année 2025, l'année 2024 a confirmé des tendances positives pour la filière laitière », explique Jean-Marc Chaumet, directeur économie du Cniel. Les actions concertées des éleveurs, des transformateurs privés et coopératifs ainsi que de la distribution portent leurs fruits, avec plusieurs indicateurs qui témoignent d' une amélioration significative .

  • Hausse de la consommation :

La demande en produits laitiers progresse en France et à l'international, avec des perspectives optimistes pour la prochaine décennie . Un rebond de la production mondiale est observé (+ 0,1 %) tiré par les pays de l’hémisphère sud (Argentine, Nouvelle-Zélande). Les exportations sont en hausse en valeur et en volume (respectivement de + 2,5 % et + 9 % en volume équivalent lait) notamment boosté par la bonne santé des produits élaborés comme les fromages (+ 5 % en volume), la crème (+ 13 %) et le beurre (+ 19 %).

  • Reprise de la production :

Après trois années de baisse entre 2020 et 2022, la production laitière française a enregistré une croissance de + 1 % en 2024 avec près de 23 milliards de litres de lait collectés . « Une dichotomie est observée sur le territoire avec des régions de la partie nord de la France qui augmente leur production comme la Bretagne (+ 1,7 %) et celles du Sud qui affichent un léger recul comme l’Occitanie (- 1,1 %) sur l’année 2024 », précise Benoit Rouyer, directeur économie et territoires du Cniel.

  • Avancées sociales et économiques :

60 % des éleveurs considèrent aujourd'hui que leur laiterie leur offre des perspectives positives , soit une progression de 18 points depuis 2019 (selon le baromètre social du Cniel – Août 2024). Le prix moyen du lait est de 479 € en moyenne, toutes filières confondues. Les avancées issues d'Egalim et le renforcement des outils de suivi économique contribuent à une meilleure reconnaissance du travail des acteurs de la filière. De nombreuses fermes, laiteries et distributeurs intègrent les nouvelles technologies pour réduire la pénibilité des tâches, illustrant l'essor de l'innovation dans la production et la transformation laitière. Ainsi, une ferme sur cinq est équipée d'un robot de traite . De plus, 76 % des agriculteurs annoncent une continuité d’exploitation de leur ferme après le départ en retraite. Soit 9 % de plus qu’en 2019.

  • Transitions environnementales :

40 % des fermes laitières françaises sont engagées dans une démarche bas carbone, tandis que de nombreuses initiatives dans les fermes et les laiteries visent à réduire la consommation d'eau et à optimiser les ressources énergétiques. 

Des défis à relever pour tenir la promesse de souveraineté alimentaire

Assurer la pérennité de la filière laitière, c'est aussi garantir la souveraineté alimentaire du pays. En ce sens, à l'approche du Salon International de l'Agriculture, le Cniel appelle à des mesures structurelles : 

  1. Protéger la compétitivité de la filière en allégeant la fiscalité qui, en France, reste deux fois plus élevée que dans d’autres pays européens.

  2. Faciliter le renouvellement des générations : le guichet unique prévu dans le projet de Loi d’Orientation Agricole (PLOA) aurait pu être une avancée essentielle s’il n’avait pas été rendu facultatif, pour accompagner la transmission des fermes. Il doit cependant amorcer un changement de paradigme, nécessaire, dans l’accès à l’information pour les porteurs de projet et dans leur accompagnement vers la concrétisation de leurs attentes. En outre, le projet a eu le mérite de promouvoir l’installation des femmes en agriculture, encore minoritaires comme cheffes d’exploitation (34%).

  3. Accélérer la transition durable avec une ambition claire : réduire de 5,5 millions de tonnes les émissions de CO 2 tout en poursuivant les investissements nécessaires à hauteur de 3 milliards d’euros, à répartir entre les efforts auxquels la filière consentira, ceux des pouvoirs publics et par voie de conséquence, ceux auxquels le consommateur devra aussi consentir. Un cap ambitieux pour la décennie à venir et un appel à l’engagement collectif.

LANTECH
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