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Inaporc lance sa démarche de responsabilité sociétale

Avec « Demain le porc », l’interprofession entend développer son modèle qualitatif et assurer l’avenir de la viande la plus consommée en France.
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  • Auteur : Stéphanie PERRAUT
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Avec 30,6 kg/an par habitant (dont 75 % sous forme de charcuterie), le porc reste la viande la plus consommée en France, devant la volaille (29,5 %), le bœuf et le veau (21,3 %). Après un repli des volumes vendus en 2023, en raison du rattrapage de la volaille après l’influenza aviaire, les ventes de porc repartent à la hausse en 2024. Dans un contexte de stagnation pour les autres viandes de boucherie, la consommation globale française de porc (incluant consommation à domicile et hors domicile) reprend à +1,6 % sur les deux premiers mois de l’année , portée par la restauration hors domicile.

Le taux d'auto-approvisionnement s'effrite

Cependant, la progression ne profite pas à la filière française, confrontée à l’effritement de son taux d’auto-approvisionnement, qui est passé sous la barre des 100 % en début d’année (101 % en janvier 2023 et 99 % en janvier 2024). Les échanges internationaux de la filière porcine française sont dominés par les échanges de pièces : elle exporte principalement des pièces avec os, vers l’Union européenne et la Chine tandis qu’elle importe essentiellement des pièces désossées et des produits transformés, uniquement depuis l’Union européenne. La récente signature d’un un protocole qui permet d ’exporter les abats de blancs de porcs français vers la Chine ouvre de nouvelles perspectives commerciales.

La filière peine à assurer une production suffisante

Avec une production stabilisée à +0,7 % sur les quatre premiers mois 2024 comparé à la même période en 2023, les importations progressent davantage que les exportations et la balance commerciale se dégrade. Près d’une charcuterie sur cinq vendues en grande surface est importée . Après deux ans de crise en raison notamment de la flambée du coût de l’alimentation des porcs , beaucoup d’éleveurs n’ont en effet pas pu continuer leur activité. La filière peine en effet à assurer une production suffisante, même si le pays occupe une belle troisième place européenne avec 2,1 millions de tonnes en 2023 (contre 3,8 millions de tonnes en Allemagne et 4,9 millions de tonnes pour le leader espagnol). 

« La complexité administrative décourage les éleveurs de reprendre ou agrandir les exploitations. La France continue en effet à surtransposer les règles européennes et la filière se demande notamment pour quelles raisons le seuil de passage en enquête publique pour un élevage débute à 2 000 porcs en France alors qu’il commence à 3 000 porcs dans le reste de l’Europe », regrette Inaporc, l’interprofession nationale porcine.

La transformation est mise à mal

L’équilibre financier des entreprises de transformation est lui-aussi mis à mal par la hausse conjointe des cours du porc et des coûts de production (énergie, emballages, transport, main-d’œuvre). La difficulté reste la répercussion de ces coûts jusqu’aux consommateurs dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Les entreprises sont en difficulté du fait de la dégradation de leurs marges. 

Face à ces enjeux, Inaporc a travaillé pendant deux ans à la construction d’une démarche de responsabilité sociétale afin de définir les actions à mener pour développer son modèle qualitatif et assurer son avenir. Cette initiative volontaire a été élaborée collectivement, en concertation avec les acteurs de l’amont à l’aval qui partagent la volonté d’assurer un taux d’autosuffisance à 100 % à horizon 2035. La démarche « Demain Le Porc » est fondée sur cinq grands piliers avec des objectifs chiffrés fixés à 2035 et des échelons intermédiaires. 

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.