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Export

500 millions d’euros de pertes redoutés pour la filière porcine française

Les professionnels de la filière porcine française redoutent une forte perte économique lié au bras de fer entre la Chine et l’Union européenne au sujet des voitures électriques.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Christophe MENEUST
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Après le cognac, le porc français risque d’allonger la liste des victimes du bras de fer entre la Chine et l’Union européenne au sujet des voitures électriques (Les pays membres ont donné leur feu vert à l’imposition de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques « made in China »). Inaporc estime que l’Europe sacrifie ainsi une à une les filières agroalimentaires de ses pays membres, mettant en danger leur autonomie alimentaire. 

La Chine étant un partenaire essentiel pour la filière porcine, puisqu’il s’agit de son premier marché à l’exportation . L’un des seuls débouchés des morceaux peu consommés en Europe, principalement des abats (oreilles, pieds, etc.). Chaque année, ce sont 115 700 tonnes de produits porcins qui sont exportés vers ce pays, soit 16 % des exportations totales de porc en 2023 soit  2,5 milliards d’euros . « Une surtaxe appliquée sur les produits porcins exportés en Chine anéantirait tous les efforts de la France pour favoriser les exportations vers ce pays », déclare Inaporc. En effet, en mai dernier, un accord entre le président Xi Jinping et le président Emmanuel Macron a permis d ’augmenter le volume des ventes en autorisant l’exportation d’abats blancs français (estomac, intestins) vers la Chine, avec à la clé une hausse de 10 % des exportations (près de 30 millions d’euros).

 Un soutien indispensable de l’Union européenne et de la France

C’est pourquoi Inaporc demande à l’Union européenne et au Gouvernement de soutenir la filière. « Ce soutien est déterminant pour continuer à produire et transformer des porcs en France et à investir dans des pratiques durables. Le porc est la seule viande en France dont la production couvre la consommation hexagonale », affirme l’interprofession. La mise en place de taxes supplémentaires à l’export vers la Chine déstabiliserait l’ensemble de la filière car les flux d’exportation de toutes les viandes européennes vers la Chine diminueraient et la valorisation des abats de porcs baisserait fortement et le marché européen s’engorgerait . Un scénario redouté pour tous les acteurs de la filière. Au final, le montant global des pertes est estimé à 500 millions d’euros pour la filière française qui affiche un chiffre d’affaires sortie élevage de 4,2 milliards d’euros et un chiffre d’affaires aval de 11 milliards d’euros (viandes et charcuteries).

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