IPA renforce sa dimension internationale

4 octobre 2010 - François Morel

IPA 2010 accorde une place particulière à l’innovation internationale avec le Forum innovation recherche et The European research meeting. Crédit : IPA

L'innovation produits conduit tout droit à l'innovation procédés. La tenue conjointe des salons IPA et Sial du 17 au 21 octobre prochains à Paris Nord Villepinte renforce la dimension internationale de l'évènement. IPA 2010 se veut ainsi à la pointe de la technologie et de la recherche.

Dans le programme des animations, le « nouvel IPA » accorde une place particulière au Forum innovation-recherche qui répond aux attentes accrues des visiteurs en matière d'innovation et d'évolutions des procédés. Gilles Trystram, directeur délégué d'AgroParisTech, est co-animateur d'un des temps forts du forum, The European research meeting, avec Monique Axelos, directeur de recherche à l’Inra. Leur analyse est que l'édition 2010 d'IPA arrive dans un contexte de marché plus mondialisé sur lequel la pression de demande d'innovation est plus grande.
En d'autres termes, il faut accélérer l'effort de recherche et développement en France et en Europe. Les industries alimentaires européennes ont, en effet, deux caractéristiques communes. Elles possèdent une proportion élevée de petites entreprises de transformation (90% du tissu industriel en France) mais elles conservent la réputation d'être peu actives en R&D (moins de 1% du CA consacré à la R&D en moyenne). Ce qui ne veut pas dire pour autant, précise Gilles Trystram, qu'il n'y a pas d'innovation : « Tous les deux ans, les salons IPA pour les procédés, et Sial pour les produits, montrent que celle-ci est au contraire très significative. Même si, assez souvent, elle décline des gammes de produits existantes. »

Grands enjeux

Pourquoi l'innovation s'impose-t-elle ? Pour faire face aux enjeux qui se présentent : quelques-uns sont connus, d'autres commencent à apparaître, observe le directeur délégué d'AgroParisTech. Les enjeux démographiques posent par exemple le problème de l’accès aux aliments pour être capable en 2050 de nourrir 9 milliards d'habitants sur la planète. Les enjeux économiques impliquent aussi une réflexion sur la disponibilité des matières premières : « La question sera de savoir comment s'adapter à des matières premières non disponibles et très variables alors que tout s'est construit depuis les années 50 sur un tout autre modèle où on faisait au mieux pour adapter les procédés à la matière première lissée », explique Gilles Trystram.
Les enjeux de structure et d'organisation entre production, transformation et distribution sont aussi au cœur des préoccupations des professionnels, tout comme la sécurité sanitaire.

Enfin, les enjeux éthiques et environnementaux prennent de plus en plus d'importance car ils obligent à revoir beaucoup de choses qui à court terme vont s'imposer. C'est par exemple le cas pour l'empreinte environnementale ou les économies d'eau et d'énergie qui ouvrent des marges de manœuvre non négligeables comparées aux faibles marges de l'agroalimentaire.

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