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Investissements

Maître CoQ investit 35 millions d’euros dans son outil industriel

Le volailler français annonce un plan d’investissement stratégique de 35 millions d’euros pour l’exercice 2025/2026. Maître CoQ (groupe LDC) compte renforcer la compétitivité de ses usines et soutenir la croissance de ses marques.
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  • Auteur : Marjolaine Cérou
Les Essarts, LDC, Maitre Coq

Maître Coq a annoncé fin juillet un investissement stratégique de 35 millions d’euros pour l’exercice 2025/2026. 

La marque numéro 2 de la volaille en France, Maître Coq (groupe LDC), va investir 35 millions d’euros dans ses usines, principalement implantées en Vendée, pour l’exercice 2025/2026 . Ce programme vise à renforcer la compétitivité de ses sites industriels et soutenir la croissance de ses marques . Cette nouvelle étape s’inscrit dans la feuille de route de l’entreprise, structurée autour de trois axes majeurs : l’innovation, l’excellence industrielle et la responsabilité sociétale.

Moderniser l’outil industriel

Quatre des cinq usines vendéennes sont concernées. Le site d’abattage de poulet des Essarts bénéficie en priorité de ce plan, avec une transformation de grande ampleur initiée en 2024 et prévue jusqu’à fin 2026. Les investissements portent notamment sur la réfection et l’agrandissement du quai de réception de poulet, l’installation d’un nouveau tunnel d’étourdissement sous atmosphère contrôlée, dans une logique d’amélioration continue du bien-être animal, ainsi que la modernisation du conditionnement par l’intégration de robots de palettisation et de lignes de pesage automatisées. «  L’idée est de concentrer nos efforts sur l’automatisation et la robotisation du process de conditionnement, notamment sur la palettisation des préparations de commande. Un budget de 30 millions sur quatre ans est prévu pour optimiser la fin de ligne  », expliquait Roland Tonarelli, directeur général de Maître CoQ, à l’occasion d’une conférence de presse en mars dernier.

Un projet d’envergure est également à l’étude pour le site historique de Saint-Fulgent, avec la rénovation des quais de réception de poulet et de dinde et un renforcement des capacités de découpe.

Une innovation produit en octobre prochain

Du côté de l’usine de Chavagnes-en-Paillers , spécialisée dans la production des célèbres CoQ'Ailes, un agrandissement dédié à la gestion des flux d’emballages vient d’être finalisé. Tandis qu’à Sainte-Hermine, pôle d’expertise des panés de volaille, Maître CoQ intègre une technologie de rupture en volaille , en vue du lancement d’un nouveau produit en octobre prochain. Ce projet s’inscrit dans la dynamique engagée depuis trois ans pour moderniser les tunnels de surgélation.

Maître CoQ, Sainte Hermine, LDC

Maître CoQ intègre une technologie de rupture en volaille à Sainte-Hermine en Vendée. Crédit : Florian Gernan Photographie.

Le site de Maître CoQ Auvergne est également concerné par ce programme, avec la modernisation complète de sa transitique et la récente installation d’un tunnel d’étourdissement sous atmosphère contrôlée , dans une logique d’amélioration continue du bien-être animal.

«  Notre ambition est de poursuivre notre développement industriel tout en générant un impact économique et social durable, en particulier en Vendée, notre territoire d’origine. En modernisant nos outils de production et en accompagnant la croissance de nos marques, nous contribuons activement à l’attractivité de la filière avicole française et au dynamisme de nos bassins d’emploi  », commente Roland Tonarelli.

En lien avec sa politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises), Maître CoQ alloue 4 millions d’euros (soit 12 % du budget d’investissement) à l’amélioration des conditions de travail de ses collaborateurs (modification des structures et situations dangereuses identifiés dans l’évaluation des risques professionnels, renforcement des formations, développement d’outils managériaux ou encore des visites sécurité terrain).

Sur le volet de la performance environnementale, Maître CoQ met en 2025 la réduction de la consommation d’eau et d’énergie au centre de ses priorités, et poursuit les engagements initiés en 2018  : à savoir, — 1 % sur la consommation d’eau (par kg de produit fini) et — 2 % sur la consommation d’énergie (par tonne) sur l’ensemble des sites de production. La moitié des sites de production sont déjà engagés dans la protection de la biodiversité avec des démarches d’intégration paysagère, comme la plantation de haies.

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.