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L’écoconception gagne du terrain sur l’édition 2025 du Cfia

C’est dans les halls 9 et 10 du Cfia de Rennes que les visiteurs pourront retrouver les fabricants d’emballages et les équipementiers de l’ensemble de la ligne de conditionnement. Écoconception des contenants et flexibilité des machines seront les principaux thèmes abordés dans les allées du salon.
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  • Auteur : Hugo Marc
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Publié le 22 janvier, le règlement européen PPWR (Packaging and packaging waste regulation) a bien été anticipé par l’écosystème emballage avec une forte proportion de solutions écoconçues. Du côté du packaging, le maître-mot de la 28 e édition du Cfia est la recyclabilité.

En témoignent les nominés aux Trophées de l’innovation , mis en avant pour leur travail sur l’écoconception de la barrière aseptique. Composée à 90 % de matériaux biosourcés, la Tetra Brik Aseptic 200 Slim Leaf est dotée d’un revêtement en aluminium aminci, de l’ordre du nanomètre. Par cette modification structurelle, le contenant passe de trois matériaux principaux à deux : le carton et les polymères, ce qui contribue à optimiser l’efficience des filières de recyclage en place.

Guyenne papier met un point d’honneur à faire progresser les versions hybrides, en développant une barrière biosourcée entièrement recyclable. Spécialisée dans l’enduction, l’entreprise a modélisé un revêtement papier qui contribue à fabriquer le gobelet Universalbee, entièrement composé de carton. Breveté, l’emballage est en cours de test industriel pour valider notamment l’adaptabilité au contact alimentaire de l’enduction.

Barquettes carton
Les barquettes n'échappent pas à cette course au monomatériau, avec une tendance au 100 % papier en alternative aux contenants palstiques. Crédit : Groupe Azura / MM Packaging 

Faciliter la recyclabilité par le monomatériau 

Au-delà de cette tendance au monomatériau, le réemploi n’est pas en reste avec une augmentation du nombre de solutions circulaires exposées, comme celles de Rescaset et de Knauf Industries. Rescaset se positionne sur la restauration collective avec sa gamme Duralipack, pour offrir une solution de barquettes en inox efficiente sur les process de cuisine centrale (conditionnement à chaud, refroidissement rapide et stockage à froid). Quant à Knauf, le fabricant se positionne sur l es lignes industrielles avec sa gamme Keepy en polypropylène noir modélisée pour résister à de nombreux cycles de production. L’enjeu pour ces deux innovations comme l’ensemble des emballages réemployables est d’arriver au même niveau de sécurité alimentaire que les emballages à usage unique. Plus épars, des contenants compostables comme ceux de Biopap et d’Agro Concept Emball seront tout de même exposés, pour mettre en avant des alternatives « OK Compost » recevables dans les mélanges organiques industriels.  

Concilier flexibilité et haute cadence 

Encartonneuse Grandi
L'encartonneuse Grandi est un bon exemple de flexibilité, avec l'encaissage de deux lignes distinctes dans une même caisse américaine. Crédit : Grandi 
Cette évolution des contenants pousse les équipementiers du conditionnement, du marquage-codage et de la manutention à optimiser leurs solutions. Leitmotiv des constructeurs, l’agilité des machines est le principal axe de développement. L’enjeu technique, faire passer un maximum de matériaux et formats de contenants, sans perturber les rendements. Un travail sur la réduction des temps d’arrêt est réalisé sur les équipements à haute cadence comme l’ensacheuse Doytronic d’Ima Ilapak, l’operculeuse Cigno de G.Mondini, l’encartonneuse d’ET Pack, etc. Les machines semi-automatiques comme l’Izipack skin de Guelt, l’emballeuse d’ECI Concept, etc., développent aussi leur malléabilité tout en conservant la compacité recherchée par les transformateurs. 

 

L’intelligence artificielle se développe sur les tâches de fin de ligne 

Sur le marquage, l a réduction des consommables continue d’être un axe d’évolution, comme le montre la troisième solution nominée aux Trophées, la technologie de réimpression R-print d’Iflex qui évite le gaspillage de bobines déjà marquées. Pour le codage, les innovations portent sur la traçabilité unitaire avec une tendance aux emballages sérialisés.

Daisy CDA
Les équipements du marquage-codage travailent aussi sur la recyclabilité des consommables, comme le montre la désétiqueteuse de CDA qui sépare les étiquettes du support en glassine, ce qui optimise le recyclage du papier cristal. Crédit : CDA 

 

C’est en fin de ligne que l’intelligence artificielle est la plus mentionnée pour remplacer les tâches à faible valeur ajoutée comme la palettisation. Entre autres, Kuka croit en une logistique optimisée par les algorithmes, comme sa solution Flexpal qui crée divers plans de palettisation en fonction de l’organisation de la fin de ligne (orientation et type de préhenseur, trajectoire des robots et formats de l’emballage). Objectif : automatiser ces dernières étapes de process qui n’attirent plus de main-d’œuvre.

Bac réutilisables Pandobac
Les bacs de manutention réemployables sont perçus comme un moyen d'optimiser les coûts logistiques. Crédit : Pandobac 

Enfin sur la logistique, les solutions circulaires comme celle de Pandobac ou Gamma-Wopla se multiplient en rapport avec la nouvelle REP emballages industriels et commerciaux, en cours de discussion, qui fixera de nouveaux objectifs de réemploi. 
 

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.