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Traité Plastique : à Ottawa les 28 gouvernements s’attaquent aux polymères plastiques primaires.

Contrairement au troisième cycle de négociations conclu sans accord à Nairobi, la quatrième session à Ottawa a permis d’avancer sur la réduction à la source des plastiques primaires, la prise en compte du cycle de vie dans la conception des polymères et les sujets de réemploi et recyclabilité.
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  • Auteur : Hugo Marc
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L’avant dernier cycle de négociations du Traité Plastique s’est achevé, le 29 Avril, à Ottawa (Canada). La production à la source des polymères plastiques primaires a été le sujet principal des négociations. Des avancées sont à noter sur cette problématique définie comme « elephant in the room » lors de la semaine de négociations. 

Couper le robinet de la production, une volonté des 28 Etats présents à Ottawa 

Le Rwanda et la Pérou, déjà l’initiative de la session de Nairobi, se sont engagés à réduire de 40 % la production de polymères plastiques primaires entre 2025 et 2040.  
Avec 26 autres pays , dont la France, ils ont signé une déclaration sur les polymères plastiques primaires :

  1.  S’engager à atteindre des niveaux de production durable pour les polymères primaires. 

  2.  Être transparent sur la production de plastique et prendre l’ ensemble du cycle de vie dans l’évaluation. 

  3.  Convenir de mesures de prévention en amont pour éviter la surproduction à la source.  

L’autre nom de cette déclaration est « Bridge to Busan » pour s’assurer que les négociateurs respectent ce mandat lors de la dernière session de négociations à Busan.

 « La science est claire : nous devons d'abord nous attaquer aux niveaux non durables de production de plastique si nous voulons mettre fin à la pollution plastique à l'échelle mondiale. C'est pourquoi la France s'engage dans la Déclaration du Pont de Busan et exhorte tous les pays à se joindre à cet appel à la réduction de la production de polymères plastiques primaires » a souligné à Ottawa,  Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. 

Des négociations ralenties par les pays producteurs de pétrole  

L’Arabie Saoudite, l’Inde, Le Koweit et le Qatar, pays producteurs de pétroles ont remis en cause les négociations. La raison : un investissement dans des projets de vente d’une part croissante du pétrole dans l’industrie plastique . Ce groupe d’États producteurs d’énergies fossiles a souhaité une réduction du champ d’application du traité notamment en ce qui concerne la gestion des déchets plastiques. 


En amont de cette session à Ottawa, Citeo et 50 éco-organismes , ont appelé à l’intégration de la REP (Responsabilité Elargie du Producteur) dans les leviers permettant de réduire la pollution plastique. Pour rappel, la REP vise à ce que le transformateur intègre le devenir de l’emballage dans sa stratégie de production. Cette fin de vie est généralement déléguée aux éco-organismes. « La REP répond à des exigences de redevabilité et de traçabilité des produits, qui permettent aux éco-organismes de rendre compte de leur action ». « La REP n’est pas le seul outil pour lutter contre la pollution plastique, mais il est indéniablement une solution concrète dont nous ne devons pas nous passer », met en avant Citeo. 

A la lecture des conclusions de la session d’Ottawa, Process Alimentaire n’a pas relevé de mentions de la REP . Cette remontée de Citeo sera peut-être abordée lors de la dernière session à Busan (Corée du Sud) dans la thématique « Réemploi et Recyclabilité », qui aura lieu du 25 Novembre au 1er Décembre 2024

Quel mécanisme financier pour concrétiser le Traité Plastique ? 

Cette cinquième et dernière session sera l’occasion de concrétiser les engagements fixés en termes de réduction des polymères plastiques durables. La déclaration « Bridge to Busan » est encore ouverte à des signatures d’autres États jusqu’à ce dernier cycle de négociations. 

« La déclaration « Bridge to Busan » réunit des pays développés et des pays en développement, des États enclavés et des grands États océaniques, et même ceux qui produisent les matières premières des plastiques. Cet effort d'unification doit être considéré comme un appel au ralliement pour protéger la disposition la plus importante des négociations, à savoir la nécessité de s'attaquer aux niveaux non durables de production de plastique qui nuisent à notre santé et à notre environnement » , déclare Christina Dixon, responsable de la campagne sur les océans à l’Agence d’investigation.

A Busan, les débats seront ouverts sur le mécanisme financier dédié à la mise en œuvre du Traité Plastique.

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