Ingrédients

Bleu-Blanc-Cœur gagne la reconnaissance de l’Etat

30 avril 2013 - Pierre Christen

L’association Bleu-Blanc-Coeur qui vise l’amélioration de la qualité nutritionnelle des produits alimentaires vient de signer le premier accord collectif – le seul à ce jour – signé avec l’Etat dans le cadre du Programme National de l’Alimentation (PNA). De gauche à droite, Jean-Pierre Pasquet et Pierre Weill, co-présidents de l'association, Guillaume Garot, ministre délégué à l'Agroalimentaire et Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture.

Impactée par la réglementation européenne relative aux allégations de santé, l’association Bleu-Blanc-Coeur a su s’adapter en misant sur un partenariat étroit avec la grande distribution et une reconnaissance par les autorités nationales.

L’association qui vise l’amélioration de la qualité nutritionnelle des produits alimentaires grâce à une alimentation des animaux à base d’herbe, de lin et de luzerne vient en effet d'entériner le premier accord collectif - le seul à ce jour signé avec l’Etat - dans le cadre du Programme National de l’Alimentation (PNA). « Bleu-Blanc-Coeur porte un objectif qui correspond à ce que l’on souhaite faire sur les plans de la santé publique, mais aussi de l’environnement et de l’emploi », souligne Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture. « C’est la reconnaissance d’une agriculture à vocation prioritairement santé. Nous espérons que cela va induire un fléchage de la part du Ministère de l’Agriculture et des politiques agricoles pour aider les éleveurs à tendre vers ce modèle », a réagi Jean-Pierre Pasquet, co-président de l’association.

L’association s’est engagée avec le soutien de l’Etat à convertir de nouveaux agriculteurs à appliquer son cahier des charges afin d’obtenir en 2016 :

  • 10 % de la production de porcs,
  • 4 % de la production d’œufs, de lait et de viande bovine,
  • 16 % de la production de lapins,
  • 2 % de la production de poulets et de dindes,
  • 11 % de la production de canards.

L’enrichissement de l’alimentation animale en herbe, lin et luzerne, au détriment du maïs et du soja conduit à l’amélioration du profil nutritionnel des aliments issus de la filière de production concernée (viande, lait et produits laitiers). En particulier, la démarche offre la possibilité de favoriser les apports en acides oméga 3 et de réduire ceux en acides gras saturés. Selon une méthodologie reconnue par le Ministère de l’Ecologie, elle vise également à réduire les émissions de CO2 des ruminants et ré-intégrer des milliers d’hectares d’oléo-protéagineux, avec en ligne de mire la diminution des importations de soja et la réduction de la production de maïs.

En février, l’association avait enregistré un nouveau succès en signant un partenariat avec Système U. Tous les oeufs MDD de l’enseigne sont désormais produits selon le cahier des charges Bleu-Blanc-Coeur. Du lin et de la luzerne sont incorporés à l’alimentation des poules, à hauteur de 5 %. Le cahier des charges fixe un ratio oméga 6-oméga 3 inférieur à quatre dans les oeufs, suivant en cela les recommandations de l’Anses. Cette démarche concerne 250 millions d’œufs par an.

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