Procédés

Les maisons de champagne séduites par le procédé EcoBulles

15 décembre 2014 - Stéphanie Perraut

Le système EcoBulles installé chez Taittinger.

Déjà équipée de six systèmes ÉcoBulles Industrie répartis sur ses différents sites, la maison de champagne Taittinger s’équipera bientôt d’un nouvel appareil, pour résoudre les problèmes liés au calcaire sur sa chaîne de tirage. Comme elle, une trentaine de producteurs du précieux vin pétillant, dont Moët et Chandon, Bollinger et Deutz, ont déjà adopté cette solution.

Dans un terroir où l’eau est particulièrement calcaire, l’ensemble des acteurs de la filière champenoise doit respecter, dans le domaine de l’eau, des réglementations définies dans un arrêté préfectoral d'autorisation. Les principales obligations concernent la limitation de la consommation d’eau, les rejets des effluents, les normes de raccordement et d’épuration dans le réseau collectif, chacune selon des critères rigoureux. Or, « toutes les activités oenologiques nécessitent des opérations de nettoyage/rinçage du matériel et des contenants. Ces opérations de nettoyage, mettant en oeuvre des alcalins forts, génèrent un volume d’eau usée important à des pH élevé. A chacune de ces étapes, il est essentiel de chercher à diminuer les volumes d’eau de rinçage tout en ramenant ces volumes à un pH acceptable. », explique Nicolas Bailly, responsable qualité du Champagne Taittinger. Pour la maison, l’investissement a été amorti en moins d’un an.

Moins de calcaire et moins d'eau de rinçage

Installé sur la canalisation d’alimentation, le système ÉcoBulles Industrie injecte du CO2 alimentaire dans l’eau à hauteur d’une dose par litre utilisé. Au contact de l’eau, le CO2 est neutralisé et se transforme en acide carbonique. Cet acide doux naturel fait baisser le pH de l’eau, et solubilise ainsi le calcaire. Le dosage est fonction de la dureté de l’eau. Pour la Maison Deutz, 1450 kg de CO2 (28 bouteilles de 25 kg) sont utilisées annuellement. Une opération qui profite également à l’environnement puisqu’elle limite les gaz à effet de serre en neutralisant plus d’une tonne de CO2 par an. Le CO2 alimentaire mis en œuvre est fourni par les gaziers industriels (tels que Messer, Air Liquide, etc.) qui le captent sur des sites fortement émetteurs. Le gaz est filtré pour devenir alimentaire. Inodore, il présente l’avantage de ne pas altérer le produit.

Par ailleurs, une eau carbonatée facilite le nettoyage. Nicolas Bailly a en effet constaté une réduction du besoin en eau de rinçage de l’ordre de 30 %. « Le système ÉcoBulles Industrie a permis de carbonater l’ensemble du réseau d’eau du site. Cette eau carbonatée a un pH inférieur à l’eau de la concession, ce qui contrebalance le pH élevé de la soude utilisée dans nos opérations de nettoyage/rinçage. », analyse-t-il.

Des avantages multiples qui peuvent séduire d'autres secteurs, soumis aux contraintes d'une eau calcaire.

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