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Qualité

Comment le coût de la vie impacte le niveau global de sécurité des aliments

Une récente étude suisse fait le lien entre la hausse du coût de la vie et les habitudes d’achat, de conservation et de consommation des produits alimentaires. 
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  • Auteur : Stéphanie PERRAUT
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Depuis avril 2022, le coût de la vie, et les prix de l’énergie en particulier, ont fortement augmenté, contraignant certaines catégories de la population à adapter leur niveau de vie. En quoi cette situation peut-elle avoir des répercussions sur la sécurité des denrées alimentaires ? Une récente étude suisse, menée par une équipe de la Berner Fachhochschule (Haute Ecole spécialisée de Berne), visait à répondre à cette question. Début février 2024, plus de 1 200 personnes en Suisse ont été interrogées sur leur comportement dans ce domaine. 

Plus de la moitié des sondés ont revu leur niveau de vie à la baisse . Près d’un quart des participants à l’enquête affirment avoir réduit leur consommation d’énergie par rapport à 2022. À noter que deux tiers des personnes interrogées se définissent comme ayant toujours été économes, raison pour laquelle leur consommation n’aurait pas changé. 

Une adaptation des temps de cuisson et de stockage au froid

Les économies d’énergie se font aussi en cuisine , au détriment de la sécurité des denrées alimentaires. En effet, environ 40 % des sondés déclarent n’entreposer certains produits qu’à température ambiante , 1 personne sur 4 indique avoir augmenté la température du réfrigérateur et la même proportion utilise le balcon pour stocker les denrées pendant les mois les plus froids. Les pourcentages sont encore plus marqués pour ce qui est de la préparation des aliments. En effet, parmi les participants à l’étude qui ont réduit leur consommation d’énergie depuis 2022, près des trois quarts enfournent déjà leurs aliments lors de la phase de préchauffage et réduisent ainsi le temps de cuisson , 68 % éteignent le four ou la plaque plus tôt et utilisent la chaleur résiduelle pour terminer la cuisson et plus de 50 % changent le mode de préparation pour économiser de l’énergie. 

30 % des personnes ne respectent plus les dates limites de consommation

Certains ménages consomment des produits après la date de péremption dans le but de dépenser moins. Environ 30 % des personnes interrogées affirment que la hausse du coût de la vie les a poussées à consommer davantage de produits après la date de durabilité minimale. D’ailleurs, elles sont à peu près le même nombre à ne plus respecter, depuis, la date limite de consommation de denrées facilement périssables. Près d’un tiers des sondés achètent plus souvent des produits vendus à prix réduit à l’approche de leur date de péremption, ce qui aggrave encore le problème. 

Moins de 20 % des sondés vérifient les températures de stockage et de cuisson à cœur

Presque 90 % des sondés laissent refroidir les restes d’aliments avant de les mettre au réfrigérateur et plus de 75 % veillent à respecter la chaîne du froid. Plus de 60 % des participants connaissent et utilisent les différentes zones de température du réfrigérateur, consomment les produits entamés dans les 2 jours et décongèlent les produits surgelés au réfrigérateur. Par contre, moins de 20 % contrôlent la température du réfrigérateur à l’aide d’un thermomètre manuel, vérifient la température de cuisson à cœur de la viande et adaptent la durée de conservation s’ils augmentent la température du réfrigérateur. 

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