Comme prévu dans son "Green Deal", la Commission européenne a entamé son travail en vue de l’harmonisation de l’étiquetage complémentaire au tableau nutrionnel. L’Efsa a été sollicitée pour étayer le choix du futur système européen. Crédit : Adobe Stock.

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Nutrition : cap sur un étiquetage complémentaire harmonisé en Europe

8 février 2021 - Marjolaine Cérou

La Commission européenne a entamé son travail préparatoire à une éventuelle harmonisation de l’étiquetage nutritionnel complémentaire au tableau nutritionnel (de type Nutri-Score). L’Efsa a été sollicitée pour étayer le choix du futur système européen.

La Commission européenne l’a fixé dans sa stratégie de la Ferme à la fourchette, son objectif est de présenter d’ici la fin de l’année 2022 une proposition d’étiquetage nutritionnel obligatoire harmonisé sur la face avant des emballages des produits alimentaires. En clair, il s'agirait de rendre obligatoire l'étiquetage complémentaire au tableau nutritionnel de type Nutri-Score. « L’objectif est de permettre aux consommateurs de faire des choix alimentaires en tenant compte du critère «santé» », indique la Commission. Une proposition qui devra convaincre certains pays pour l'heure très réticents, à l'instar de l'Italie.

Pour avancer dans le processus, l’instance européenne vient de solliciter l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans l’optique de lui donner des compléments scientifiques sur différents points :
- Les nutriments importants pour la santé publique,
- Les groupes d'aliments qui jouent un rôle prépondérant dans les régimes alimentaires des populations européennes et leurs sous-groupes.

La Commission a déjà publié le 20 mai un rapport sur l’utilisation des formes d’expression et de présentation complémentaires répondant aux exigences du règlement Inco (UE 1169/2011). Il présente en particulier les neuf systèmes, déjà implémentés ou en cours de mise en œuvre en Europe (lire Septembre 2020, p.90). « La Commission est tenue de présenter un tel rapport dans le cadre de l’article 35 du règlement Inco », précise l’expert Olivier Rondouin de Doceor.

L'Efsa est également missionnée pour définir les critères guidant le choix des nutriments et autres composants non nutritifs des aliments pour le profilage nutritionnel. Cet avis contribuera ainsi à la définition des conditions d'utilisation des allégations nutritionnelles et de santé sur les aliments.

Toutefois, l’Efsa n’aura pas de rôle de conseil en ce qui concerne les modèles de profilage déjà mis en place dans les États membres. Les experts devront rendre leur avis scientifique d'ici le mois de mars 2022. Et une consultation publique sur le projet d'avis sera organisée avant la fin de l’année 2021.

Pour rappel, dans son « Green Deal », la Commission européenne a pour ambition de favoriser la reformulation nutritionnelle des denrées transformées. Outre l’étiquetage complémentaire, la Commission a échafaudé un calendrier qui inclut d’ici fin 2021 la fixation de teneurs maximales pour certains nutriments, mais aussi l’instauration de profils nutritionnels en limitant la communication valorisante pour les produits riches en sucre, sel et matières grasses d’ici 2022.

 

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