PNNS2. L’Observatoire scrute la qualité dans nos assiettes
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- Auteur : Josselin Moreau
Observer. « Le rôle de l’Observatoire est de suivre ce qui arrive sur le marché, d’observer les caractéristiques d’étiquetage, des recommandations, les informations et les conseils consommateurs formulées sur les emballages », indique Pierre Combris, coordinateur de l’Observatoire, directeur de recherche du laboratoire en alimentation et sciences sociales à l’INRA d’Ivry-Sur-Seine (Val-de-Marne).
Quantifier. La nouvelle entité a aussi pour mission de suivre l’évolution des prix en fonction des évolutions nutritionnelles et des gammes de produits lancées sur le marché. « De récentes études établissent l’existence d’un gradient social important en ce qui concerne les problèmes de santé – dont l’obésité – d’origine alimentaire. Tout le monde a compris qu’il y avait un problème entre les produits positionnés bas de gamme et ceux haut de gamme mais l’on n’avait pas d’outil pour le mesurer, souligne Pierre Combris. Le rôle de l’Observatoire sera de combattre certaines idées reçues et d’être capable de dire si les évolutions nutritionnelles concernent l’ensemble des références produites par les industries alimentaires ou simplement une partie des produits. » La nouvelle entité compte aussi quantifier les tonnages d’ingrédients (sels, sucres, …) mis sur le marché grâce aux données de composition. « Ceci a pour but d’éviter les ambiguïtés de communication », souligne Pierre Combris.
Vérifier. Dans le cadre des chartes d’engagements nutritionnels signées entre les entreprises agroalimentaires et l’État, l’Observatoire jouera le rôle d’outil de vérification de la tenue de certains de ces engagements, comme l’évolution des compositions nutritionnelles. « Mais il n’aura n’a pas vocation à intervenir sur d’autres points intégrés dans les chartes comme la limitation de la publicité à destination des enfants par exemple », précise Pierre Combris
Outil de partenariat. Pour mener à bien ses différentes missions, l’Observatoire aura besoin de partenaires fiables et durables. Il a déjà démarré de nombreux contacts avec les industriels, les distributeurs et les organisations d’interprofessions – dont Alliance7, Unilait et la FICT (Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes) et la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution).
L’obésité, miroir des inégalités socialesEn France, un adolescent sur six est en surpoids en classe de 3ème. L’étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques sur des enfants de 3ème a montré un gradient social très marqué pour les enfants souffrant de surpoids. « La prévalence varie de 1,4 % chez les enfants de cadres à 7,9% chez les enfants d’ouvriers » indique le rapport. L’étude pointe aussi des disparités en fonction de la zone géographique avec une prévalence du surpoids plus élevée dans l’Est et dans les DOM-TOM. Source : http://www.sante.gouv.fr |