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L'Eco-score et le Planet-score livrent leurs premiers bilans d'étape

A l’heure où le rapport définitif du Conseil scientifique sur l’expérimentation de l’affichage environnemental doit être remis au Parlement, les deux principaux systèmes en cours de déploiement livrent leurs premiers enseignements. Carrefour, La Fourche et Triballat Noyal témoignent.
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  • Auteur : Karine Ermenier
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Dans notre précédent article intitulé, «  A quoi pourrait ressembler le futur affichage environnemental  », nous vous livrions les options méthodologiques que le gouvernement pourrait prendre, à l’aune des réflexions portées par le Conseil scientifique après 18 mois d’expérimentation menée sur l’affichage environnemental. Histoire de peser dans les discussions et de démontrer le caractère opérant de leur système, les instigateurs de l’Eco-score et du Planet-score ont choisi ce moment charnière pour présenter leur premier bilan d’étape. L’occasion, peut-être aussi, de peser sur les futurs arbitrages. Car le gouvernement n’envisage pas, avant 2023, de dévoiler un système d’affichage faisant consensus sur les plans scientifique et politique.

L’Eco-score : 400 000 produits scorés en un an

D’après une étude menée en décembre 2021 auprès de 6 600 utilisateurs par le collectif à l'origine de l'Eco-score (Yuka, FoodChéri, Seazon, La Fourche, Frigo Magic, Open Food Facts, Scan Up et Etiquettable), 88 % des consommateurs considèrent l’impact environnemental comme un facteur important dans leurs décisions d’achat. 92 % des consommateurs estiment même qu’un indicateur environnemental comme l’Eco-score mériterait d’être obligatoire sur tous les produits alimentaires pour les aider à mieux consommer. Son influence a d’ailleurs été vérifiée. Dans la mesure où 400 000 produits et 100 000 plats ont déjà leur Eco-score, on-pack ou sur le web, deux consommateurs sur trois ont déjà pu affirmer avoir choisi un produit grâce à son Eco-score favorable. Et 67 % ont déjà renoncé à un achat à cause d’un Eco-score défavorable . Lucas Lefebvre, co-fondateur de l’épicerie bio en ligne La Fourche, note effectivement l’influence de l’Eco-score sur les achats de ses clients : « La Fourche a été le premier site à afficher l’Eco-score en ligne, témoigne-t-il. C’est une des premières informations disponibles et visibles sur nos 3 372 produits, qu’il est possible de filtrer selon leur Nutri-score ou leur Eco-score. 73 produits La Fourche l’affichent directement sur leurs packs avec un objectif de 150 en 2022. Un déploiement qui nous a permis de noter que la part des produits Eco-score A est passée de 20,8 % de notre chiffre d’affaires à 23,8 % entre 2020 et 2021. Soit une progression de 3 points dans les ventes, loin d’être négligeable. »  Alors que 4 millions de personnes ont déjà été en contact avec l’Eco-score, celui-ci bénéficie déjà d’un bon niveau de notoriété. « Un cinquième des consommateurs interrogés a déjà entendu parler de l’Eco-score. Au bout d’un an, le Nutri-score affichait un niveau de notoriété équivalent (29 %) alors même qu’il était déjà porté par les Pouvoirs publics », relève le collectif pour signifier le bon démarrage de cet affichage.

S’il est influant, l’Eco-score n’est cependant pas toujours bien compris. Sur ce point, une étude menée cette fois par Carrefour, qui a testé l’Eco-score sur tous les produits alimentaires de marques de distributeurs et nationales commercialisés sur son site en ligne, révèle ...

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.