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Restauration collective

Poulets ukrainiens, viande Mercosur : le Syndicat National de la Restauration Collective balaye les idées reçues

Le SNRC dénonce les fausses croyances persistantes sur l’approvisionnement et la qualité des repas dans la restauration collective. Le syndicat remet sur le devant de la scène les choix assumés des entreprises et collectivités tournés vers le made in France.
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  • Auteur : Christophe Meneust
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Le SNR (Syndicat national de la restauration collective) casse les idées reçues sur la provenance des viandes chez les professionnels de la restauration collective.

À rebours des affirmations laissant entendre une présence massive de viandes importées d’Ukraine ou du Mercosur dans les cantines françaises, les données objectives remontées par les entreprises de restauration collective racontent une tout autre réalité. Selon l’enquête menée par le Syndicat National de la Restauration Collective (SNRC) en 2025 sur les achats de 2024, « Plus de 99 % des viandes consommées sont d’origine France (70,93 %) ou Union européenne (28,15 %), les viandes hors Union européenne représentent moins de 1 % (0,91 %), majoritairement de l’agneau néo-zélandais, et non du poulet », précise le SRNC. Concernant la volaille fraîche servie en restauration collective concédée, 99,19 % est garantie d’origine France. « Parler d’une majorité de poulets ukrainiens ou brésiliens, ou de viandes en provenance du Mercosur dans la restauration collective concédée est donc factuellement faux », démontre le syndicat. De plus, il précise que les amalgames masquent la réalité : la restauration collective représente une part minoritaire des volumes agricoles consommés en France (7 %) comparés à la grande distribution (68 %) selon les chiffres de la confédération des grossistes de France, à partir des données FranceAgrimer, l’Insee et Gira Food.

Choisir le made in France malgré les contraintes

Le soutien à l’origine France du secteur résulte de choix assumés par les pouvoirs publics (les maires en particulier) et les entreprises de la restauration collective. C’est un investissement fort malgré un contexte budgétaire contraint. En effet, la restauration collective se définit comme une restauration sociale dont le coût du repas est très inférieur à celui de la restauration commerciale classique par exemple. Le SNRC tient à préciser qu’à titre de comparaison, sur le marché de Rungis, les prix du poulet ukrainien (3 €/kg) et brésilien (2,50 €/kg) sont largement inférieurs à ceux pratiqués en France (≈ 7 €/kg) et encore plus sur du poulet français Label Rouge (≈ 14 €/kg) selon l'interprofession de la volaille de chair Anvol et FranceAgrimer.

 « Nos entreprises s’engagent pour la Ferme France car elles sont conscientes du travail et de la qualité des produits proposés par nos agricultrices et nos agriculteurs. Chaque jour, ils créent de la valeur sur nos territoires et nous sommes fiers de les soutenir par notre politique d’achats, au service de notre souveraineté alimentaire », déclare Isabelle Aprile, présidente du SNRC.

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