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Sébastien Gillet : « Préparer les cinq, dix voire quinze prochaines années de l'agroalimentaire »

À l’occasion du webinaire « Cap sur le Cfia », le directeur du salon Cfia (Carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire) est revenu sur les enjeux et les nouveautés du salon qui revient pour sa 29e édition.
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  • Modifié :
  • Auteur : Sébastien Gillet, directeur du salon Cfia (GL Events)
Sébastien Gillet revient sur les enjeux clés pour le secteur.

Sébastien Gillet revient sur les enjeux clés pour le secteur.

Dans quel contexte s’inscrit cette nouvelle édition du Cfia Rennes 2026 ?

Cette édition va se dérouler dans un contexte géopolitique différent, plus compliqué qui crée un manque de visibilité. Le Cfia aura le rôle d’apporter des réponses sur plusieurs sujets, avec en premier lieu tout ce qui concerne l’industrialisation et la réindustrialisation. Il faudra apporter des réponses aussi bien sur la robotique, l’intelligence artificielle que sur d’autres sujets. Le secteur a besoin des politiques française et européenne pour faire du protectionnisme. Les industriels ont besoin qu’on les écoute et les accompagne, car entre les États-Unis et la Chine, il faut que l’Europe existe, et pour cela il faut que le vieux continent soit uni et solidaire. Il y a un vrai savoir-faire en France, et le Cfia va le montrer dans les allées, les salles de conférences où ces sujets seront prépondérants.

Quels sont les objectifs et les enjeux de cette nouvelle édition ?

Nous attendons entre 23 000 et 24 000 visiteurs. Cette densité du visitorat est importante, pour doper les projets et l’investissement. En tant qu’organisateur, c’est toujours un point d’interrogation. Nous savons que certaines usines ont prévu des enveloppes et nous espérons que ces transactions se concrétiseront sur le Cfia. L’agroalimentaire est le premier secteur industriel français et nous voulons le traduire dans cette édition. Le Cfia doit répondre à de multiples enjeux : celui de moderniser l’outil industriel et d’accompagner les PME (petites et moyennes entreprises), ou encore l’innovation qui s’illustre au travers des Trophées de l’innovation avec plus de 120 dossiers présentés cette année. Sans oublier, l’intelligence artificielle qui n’est pas encore totalement présente dans le paysage agroalimentaire ou le sujet clé de l’attractivité métier que nous abordons avec Food Talent. Cette animation permet de s’adresser aux jeunes et de les sensibiliser aux métiers de l’industrie. L’objectif est qu’au cours de ces trois jours, l’agroalimentaire se réunisse pour préparer les cinq, dix voire quinze prochaines années.

Quelles sont les clés pour continuer à faire évoluer le salon ?

Deux fois par an nous organisons un comité de pilotage visiteurs, qui permet d’anticiper les évolutions du salon. C’est ce qui a permis de faire naître le hall dédié à la sécurité des aliments (NDLR hall 12). 2025 a été une belle édition avec une augmentation de 30 % de visites de responsable qualité (versus 2024). Nous allons le reconduire, c’est toujours l’étape la plus difficile. À nous d’être force de proposition. Du fait des travaux du Parc Expo, nous avons aussi revu la configuration. C’est une façon de casser la routine. Charge à nous maintenant de faciliter la fluidité des visites.

Comment voyez-vous évoluer le rôle du Cfia dans les prochaines années ?

Le salon doit reste un catalyseur et l’endroit où l’agroalimentaire se retrouve. C’est une vitrine. Notre enjeu est de le maintenir en haut et de faire en sorte qu’il reste l’endroit où sont abordées les thématiques du moment. Une autre particularité du Cfia est son taux de fidélisation élevé (90 %), donc avec peu de renouvellement d’exposants. Pour autant, c’est notre rôle d’apporter de la nouveauté. C’est ce qui nous a permis de sortir de la crise du Covid.

À quoi s’attendre pour la trentième anniversaire du salon ?

Nous sommes en réflexion. Je veux que cette édition anniversaire soit festive, qu’il y ait de l’émotion mais avant tout du business. Le Cfia est une grande famille. Ce sera l’occasion de remettre en avant les événements marquants pour l’agroalimentaire de ces trente dernières années.

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LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.