Élaboré à partir de protéines végétales, l’analogue d’Umiami contient une dizaine d’ingrédients (sans additif jugé controversé) et autant de protéines qu’un filet de volaille. Crédit photo Umiami

Ingrédients

Analogue de viande : Umiami boucle une levée de fonds de 26,5 M€

14 avril 2022 - Amelie Dereuder

La jeune société veut ouvrir une usine de 15 000 m² en 2023 pour produire son substitut de filet de volaille.

La start-up française Umiami poursuit son développement. Elle a annoncé début avril avoir réalisé la plus grosse série A d’Europe sur les substituts de viande, à savoir une levée de fonds de 26,5 millions d'euros. Créée en 2020, elle avait déjà bouclé un financement d’1,5 millions d'euros l’an dernier.

La jeune société va lancer son premier analogue de filet de volaille mis au point avec son procédé de texturation et récompensé au concours i-Nov 2022. Élaboré à partir de protéines végétales, le produit contient une dizaine d’ingrédients (sans additif jugé controversé) et autant de protéines qu’un filet animal. Affichant un Nutri-Score B, il sera commercialisé en marque blanche auprès de l’industrie alimentaire, de la grande distribution et de la restauration.

Selon Umiami, sa production nécessite 25 % d'énergie en moins que la viande, mobilise 50 % moins d’eau et de surface arable, et émet deux fois moins de gaz à effet de serre.  « Il faut changer nos habitudes alimentaires pour réduire notre empreinte environnementale mais ce n’est pas toujours facile. Notre filet végétal participe à la transition écologique, en permettant aux consommateurs d’augmenter la place des protéines végétales dans leurs assiettes, sans trop d’effort et sans attendre », explique Martin Habfast, co-fondateur et responsable des ventes.

Le financement permettra d’ouvrir une usine de 15 000 m² en France l’an prochain. La start-up prévoit de produire 15 000 tonnes de filets par an et espère recruter 200 personnes à terme. « D’ici 2025, nous allons recruter une quarantaine d’experts scientifiques pour développer nos innovations et nos équipements industriels, mais également diversifier nos sources d’ingrédients en ouvrant des programmes de recherche sur les sources de protéines alternatives émergentes comme les protéines d’algues ou de mycélium », détaille Sylvie Breton, directrice R&D. En mai 2022, elle doit déjà ouvrir un centre de R&D industriel en Île-de-France pour accélérer le développement de son process et élargir son portefeuille de produits.

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