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Contrôle

Antibiorésistance, contaminants, résidus : ce que montrent les six bilans PSPC 2024

Publiés en janvier 2026, six bilans du dispositif PSPC présentent les résultats de la campagne 2024 des contrôles officiels sur les denrées alimentaires. Ils portent sur l’antibiorésistance, plusieurs contaminants chimiques et les résidus réglementés, et mettent en évidence une conformité majoritaire des denrées contrôlées
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  • Auteur : Stéphanie Perraut
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En janvier 2026, la Direction générale de l’alimentation (DGAL), dans le cadre des contrôles officiels prévus par le règlement (UE) 2017/625, a publié six fiches de synthèse relatives au dispositif PSPC (plans de surveillance et de contrôle), couvrant la campagne 2024. Ces documents portent sur des dangers chimiques et microbiologiques majeurs : antibiorésistance, dioxines et PCB (polychlorobiphényles), éléments traces métalliques (ETM), substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), résidus de pesticides et résidus de médicaments vétérinaires et substances interdites. Ils dressent un état des lieux de la contamination des denrées alimentaires mises sur le marché et de la conformité des pratiques de production.

Antibiorésistance : une présence confirmée dans la filière volaille

Le bilan 2024 de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens concerne exclusivement la filière volaille. Les taux de réalisation sont élevés, avec 97,6 % des prélèvements programmés effectivement réalisés pour les contenus caecaux de poulets et 88,8 % pour les dindes.

Les résultats montrent une prévalence importante de Campylobacter. Chez les poulets, 29 % des isolats sont des Campylobacter jejuni et 24 % des Campylobacter coli. Chez les dindes, ces proportions atteignent respectivement 24 % et 32,3 %. Les Escherichia coli sont largement détectés, avec 92 % d’isolats positifs chez le poulet et 90,5 % chez la dinde.

Des souches d’E. coli BLSE/AmpC (Beta-lactamases) sont également mises en évidence. Elles représentent 11,5 % des isolats analysés chez le poulet et 6,6 % chez la dinde. À la distribution, 19,6 % des viandes de poulet analysées présentent des E. coli BLSE/AmpC, contre 9,8 % pour la dinde. Ces résultats confirment une circulation persistante de bactéries résistantes dans la filière volaille. Le document ne propose pas d’analyse d’évolution pluriannuelle.

Dioxines et PCB : une contamination globalement maîtrisée

Le plan de contrôle des dioxines et des PCB couvre un large éventail de denrées d’origine animale et végétale. Sur 3 399 prélèvements programmés en denrées alimentaires d’origine animale, 3 104 ont été réalisés et analysés, soit un taux de réalisation de 91 %.

La très grande majorité des résultats est conforme aux teneurs maximales réglementaires. Les non-conformités restent limitées et concernent certaines matrices animales, notamment grasses. Les résultats s’inscrivent dans le contexte du caractère persistant et ubiquitaire de ces polluants.

Éléments traces métalliques : un taux de conformité proche de 99 %

Le plan de contrôle des éléments traces métalliques porte sur huit éléments, dont le plomb, le cadmium et le mercure. En 2024, 2 626 prélèvements ont été réalisés et analysés sur les 2 822 programmés, soit un taux de réalisation de 93 %.

Sur l’ensemble des prélèvements analysés, 98,9 % sont conformes. Les 29 non-conformités identifiées concernent principalement les produits aquacoles et certains abats. Le plomb et le cadmium sont les éléments les plus fréquemment quantifiés, tandis que le mercure reste un point de vigilance dans les poissons de mer prédateurs, avec des dépassements atteignant jusqu’à 410 % de la teneur maximale pour certaines espèces.

PFAS : un dispositif encore en consolidation

Le bilan PFAS montre une extension du périmètre de surveillance en 2024. Pour les denrées d’origine animale, 402 prélèvements ont été réalisés sur les 486 programmés, soit un taux de réalisation de 82,7 %.

Les taux de réalisation sont variables selon les filières. Certaines présentent des niveaux très élevés, comme les volailles, tandis que d’autres restent plus fragiles, notamment les caprins ou les œufs de caille. La fiche met l’accent sur la collecte de données et l’amélioration de la qualité des informations, afin d’alimenter les travaux d’évaluation du risque.

Résidus de pesticides : une conformité largement majoritaire

Les plans de surveillance et de contrôle des résidus de pesticides montrent une conformité quasi générale des denrées mises sur le marché. Dans les denrées d’origine animale, 426 prélèvements ont été analysés, avec 100 % de conformité. Des résidus sont quantifiés dans 17,4 % des échantillons, essentiellement des composés du cuivre. L’interprétation des résultats intègre l’incertitude analytique, conformément aux dispositions réglementaires.

Pour les denrées d’origine végétale et l’alimentation infantile, 2 947 prélèvements ont été réalisés sur les 3 406 programmés, soit un taux de réalisation de 86,5 %. Les dépassements de limites maximales de résidus sont rares.

Résidus de médicaments vétérinaires et substances interdites : des non-conformités ciblées

Le bilan relatif aux résidus de médicaments vétérinaires repose sur des volumes de prélèvements très élevés. Dans la filière bovine, 14 616 prélèvements ont été réalisés sur les 15 475 programmés, soit un taux de réalisation de 94,4 %. Le taux de non-conformité est de 0,22 %.

Les non-conformités concernent principalement les antibiotiques. Elles donnent lieu à des mesures de gestion systématiques, incluant la saisie totale ou partielle des carcasses et des inspections en élevage. Les non-conformités restent peu nombreuses au regard du volume de prélèvements réalisé.

Les fiches de synthèse du reste du dispositif officiel sont attendues dans les semaines à venir et un bilan national consolidé devrait être mis à disposition en cours d’année.

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