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Six nouveaux projets scientifiques européens sur les risques liés à l’alimentation

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  • Modifié :
  • Auteur : Stéphanie PERRAUT
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Financés par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans le cadre des activités dites « sur mesure » (« Tailor-Made »), six nouveaux projets visent à améliorer les connaissances sur les risques liés à l’alimentation. L’Anses (Agence nationale de sécurité des aliments) joue un rôle central dans ce dispositif en assurant la liaison entre l'Efsa et les acteurs nationaux concernés. Elle coordonne deux des six projets récemment sélectionnés, menés en partenariat avec d’autres organisations compétentes auprès de l’Efsa, dont Inrae et le service commun des laboratoires.

Mieux cerner le risque lié au botulisme

Coordonné par Caroline Lemaréchal, scientifique au laboratoire de Ploufragan-Plouzané-Niort de l’Anses, le projet « One Health approach to investigate Botulinum neurotoxin-producing bacteria contamination levels from farm to fork » vise à collecter des données sur la prévalence des bactéries productrices de neurotoxines botuliques via une approche opérationnelle One Health. Il implique les instituts de 11 pays.

Le botulisme est une maladie sévère provoquant des paralysies chez l’être humain et les animaux qui peut parfois être fatale. Plusieurs foyers sont survenus en France en 2023 et 2024 , en particulier en septembre 2024 en Indre-et-Loire . À relier notamment à l’augmentation des productions de conserves en circuit court et au non-respect des règles d’hygiène pour leur préparation et leur conservation. Dans le même temps, l’emploi d’additifs dans les aliments régresse or certains, comme les nitrates et les nitrites, jouent un rôle dans la prévention de la croissance des bactéries productrices de toxines botuliques. Ces différents facteurs pourraient aboutir à une augmentation des cas de botulisme humain. Par ailleurs, une nouvelle toxine botulique a été découverte récemment, associée à des cas à la fois chez l’être humain et les animaux.

Le projet vise à développer un protocole harmonisé , commun à l’ensemble des partenaires, ce qui n’existe pas actuellement, pour permettre la détection des bactéries productrices de toxines botuliques. Dans une seconde phase du projet, des échantillons seront collectés dans les différents pays partenaires au sein d’élevages, dans les sols et dans les aliments au stade de la commercialisation. Les bactéries productrices de toxines botuliques seront ensuite détectées en utilisant le protocole harmonisé. Les données recueillies contribueront à élaborer de nouvelles stratégies visant à anticiper, éliminer ou réduire le risque de botulisme à des niveaux acceptables.

Utiliser l’intelligence artificielle pour analyser des données

L’autre projet coordonné par l’Anses, « Analysis of Large Language Models for automatic FoodEx2 codification » , vise à utiliser l’intelligence artificielle générative pour optimiser l’analyse et l’exploitation des données concernant les risques sanitaires et nutritionnels liés à l’alimentation. Il est mené par Chris Roth, chef de l’unité Méthodologie et études à l’Anses et implique des organismes de cinq pays différents.

Le recours à l’intelligence artificielle générative permettrait par exemple de croiser plus facilement les bases de données de contamination ou de composition nutritionnelle des aliments avec celles sur leur consommation . L’Efsa a créé un système, FoodEx2 , pour standardiser les données relatives à l’alimentation. Cependant, le codage des données alimentaires dans ce système est chronophage pour les différents États membres qui en transmettent.

L’objectif du projet est de développer une méthodologie générique pour automatiser ce codage . Après avoir comparé les différents modèles existants en tenant compte de leur coût, du respect de la confidentialité des données ou encore de leur compréhension de textes sur l'alimentation, l’équipe scientifique projette de développer une méthodologie pour adapter le ou les modèles retenus aux spécificités de la nomenclature FoodEx2. Des tests seront ensuite réalisés avec des données sur l’alimentation rédigées dans les différentes langues des partenaires du projet.

L’Anses contribue également à quatre autres projets en tant que participant. Ceux-ci portent sur :

  • l’évaluation des risques microbiologiques des substituts végétariens aux produits laitiers et à la viande (projet coordonné par l’Irlande),

  • l’amélioration des enquêtes sur les épidémies , via la préparation et le partage des séquences génomiques entières au sein de l'Union européenne et le renforcement des collaborations entre États membres (projet coordonné par le Danemark),

  • la surveillance et l’évaluation de l'impact qu’aurait l'introduction de la téosinte, une plante envahissante, sur la culture du maïs dans l’Union européenne (projet coordonné par l’Espagne),

  • l’élaboration de recommandations, tant techniques que fonctionnelles, auprès de l’Efsa pour le développement d’un nouveau processus d’intégration et de gestion des données au sein de l’agence européenne (projet coordonné par la Suède et l’Italie).

Ces six nouveaux projets viennent s’ajouter à quatre autres encore en cours, cinq sont par ailleurs terminés.  

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.