Référentiels : le GFSI publie la version 2 de « A culture of food safety »
Fin mars, huit ans après la première édition, le GFSI (Global food safety initiative) a publié une nouvelle version de sa position sur la Food Safety Culture.
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Auteur : Stéphanie Perraut
Le 26 mars, le Global food safety initiative a lancé « A culture of food safety, Version 2.0 ». Huit ans après la première édition, cette mise à jour se démarque par davantage de sources académiques, un nouveau vocabulaire et un cadre réorganisé.
Les cinq dimensions de l’édition 2018 sont toujours là (Vision et mission, personnes, cohérence, adaptabilité, conscience des dangers et des risques) mais elles ont été réorganisées en une structure à deux niveaux : « Fondations organisationnelles » (valeurs, vision, mission, personnes) et « Pratiques manifestes » (conscience du risque, cohérence, adaptabilité).
De cinq dimensions à deux niveaux
La définition a été retravaillée. En 2018, le document définissait la culture de la sécurité sanitaire comme « des valeurs, croyances et normes partagées qui influencent l’état d’esprit et le comportement envers la sécurité sanitaire à travers toute l’organisation ». Selon la définition de la version 2.0, la culture de la sécurité sanitaire est « un concept existant dans toutes les entreprises alimentaires, lié aux croyances profondément enracinées, aux comportements, aux valeurs et aux hypothèses qui sont appris et partagés par tous les employés, et qui s’intègrent pour influencer la performance en matière de sécurité sanitaire de l’organisation ». « La Food Safety culture devient encore plus abstraite, plus éloignée de ce qu’un responsable qualité sur une ligne de production ou le p-dg d’une entreprise alimentaire peut réellement faire. La culture de la sécurité sanitaire n’est plus qu’un concept », observe le consultant Bruno Séchet.
La grille de maturité a été supprimée. « Le GFSI se positionne comme un organe de référence, définissant le “quoi” de la culture de la sécurité sanitaire, et non le “comment” ni le “pourquoi”. Il n’est pas un organisme de normalisation et n’écrit pas d’exigences. Mais en supprimant le modèle de maturité, il a également supprimé l’élément le plus proche d’un outil utilisable », estime-t-il.